Voir les contributions

Cette section vous permet de consulter les contributions (messages, sujets et fichiers joints) d'un utilisateur. Vous ne pourrez voir que les contributions des zones auxquelles vous avez accès.


Messages - PhareAdmin

Pages: [1] 2
1
Nous pouvons qu'entendre à travers votre message votre souffrance face à la relation entretenue avec votre fils. c'est d'autant plus difficile compte tenu du contexte familiale : votre separation et le handicap du papa.
Lorsqu'un enfant ou un jeune est en souffrance mais n'exprime pas de demande d'aide, la solution peut être d'envisager une thérapie familiale (mère et fils dans votre situation, voire avec le papa aussi, si les relations s'y prêtent).
cela permet d'éviter la stigmatisation du jeune comme étant celui qui pose problème et cela permet également de trouver ensemble et à l'intérieur de la famille les ressources nécessaires pour améliorer la situation.   

2
Oui Céline, la mort de nos enfants ne peut rester vaine, je me dis tous les jours que je dois porter plainte dans l'espoir que les politiques se bougent et qu'un service ado se crée à Cayenne...encore faut-il trouver l'énergie de le faire...le projet mûrit doucement dans ma tête, je ne suis pas encore prête.
L'association peut-elle nous aider, nous soutenir dans ces démarches?

Bonjour à toutes et à tous,
Nous nous permettons d'intervenir dans vos échanges, par rapport à ce que vous racontez de vos expériences en milieu psychiatrique.
Pour beaucoup, ce sont des expériences très négatives, qui vous ont laissé un goût bien amère; à juste titre. Sachez que l'association milite depuis des années pour une meilleure prise en charge psychiatrique des jeunes en mal-être. Il y a des choses qui bougent heureusement, mais si lentement! En effet, depuis quelques années nous assistons à la création de Maisons des Adolescents ainsi que d'unités de soins hospitalières propres aux jeunes avec des prises en charge remarquables dans certains endroits, mais hélas encore trop peu répandues. Il faut dire aussi (mais vous le savez déjà) qu'il n'existe pas de traitement ou prise en charge infaillible, et malheureusement nous voyons encore, parfois, des jeunes se suicider après avoir bénéficié d'un séjour hospitalier dans une de ces excellentes unités.
Mais vous avez raison de vouloir vous mobiliser! Il le faut même, et de par votre expérience vous êtes certainement les mieux placés pour entreprendre une action. Selon ce qui sera envisagé, le moment venu, vous pourrez solliciter l'association pour voir si et comment elle pourrait soutenir votre démarche.

3
Ce qui a aidé mon enfant / Message d'accueil
« le: juin 07, 2012, 10:00:11 am »
Chaque enfant est unique, il serait donc dangereux de généraliser et de vouloir faire de ce qui fonctionne avec un enfant une recette universelle. En revanche, les expériences positives des autres parents peuvent donner des idées que les parents en difficulté peuvent décliner ou aménager pour répondre aux besoins de leur propre enfant.

6
Violences contre soi-même / Pourquoi les violences contre soi-même
« le: juin 06, 2012, 10:35:42 am »
- La violence contre soi-même et particulièrement toutes les formes d'automutilation ou atteintes directes à l'intégrité physique  peuvent s'expliquer chez le sujet non psychotique :

  • par un retournement sur lui-même de l'hostilité que ressent l'ado face à son entourage,
  • par une impossibilité à surmonter la frustration,
  • par une haine de soi, notamment chez des ados qui supportent mal de voir leur corps se transformer ou qui ont subi des violences telles que des attouchements ou un viol,
  • comme un moyen de signifier que ça va mal quand cela est inexprimable par la parole,
  • comme une façon de court-circuiter l'angoisse, la colère, des émotions trop fortes. La souffrance physique va servir de dérivation et procurer un soulagement temporaire.

- Les prises de risque (conduire dangereusement, avoir des rapports sexuels non protégés,... ) sont un moyen de :
  • défier la mort,
  • se valoriser aux yeux des autres et/ou de ses propres yeux,
  • tester et dépasser ses limites,
  • éviter de penser.
L'adolescent considère alors que la vie, sa vie est dépourvue de sens, de valeur, que le monde est indifférent.

7
Signes de mal être / Les troubles anxieux
« le: juin 05, 2012, 10:38:17 am »
L'anxiété est un mécanisme adaptatif qui permet de mobiliser les ressources biologiques et psychiques pour  faire face au danger (vigilance accrue, respiration accélérée, élévation de la pression sanguine pour permettre de fuir si nécessaire...) Il s'agit d'un processus endogène, il est donc normal qu'il se manifeste.

Cela devient en revanche pathologique quand l'anxiété se déclenche sans cause extérieure (anxiété diffuse) ou pour des causes sans réel danger (phobies), quand cela est trop fréquent (anxiété généralisée), trop intense (attaques de panique).

En effet un terrain anxieux peut aboutir - pour certains et au bout de plusieurs années - à un état phobique  avec des conduites d'évitement, la phobie pouvant elle-même engendrer des attaques de paniques qui surgissent de façon brutale et très rapide : d'un instant à l'autre le sujet passe d'un état "normal" à une anxiété poussée à son maximum (tachycardie, hyperventilation, sueurs, frissons, étourdissements, jambes qui se dérobent, nausées, diarrhées, peur de devenir fou ou de mourir...) qui conduit parfois le sujet à se mettre à courir ou au contraire à être tétanisé.
Pendant longtemps, ces troubles mal connus étaient diagnostiqués sous le nom de  spasmophilie, comme bien d'autres états psychiques et physiques un peu soudains qu'on ne savait pas identifier.

Enfin anxiété et dépression sont souvent liées, on parle alors de troubles anxio-dépressifs, d'où la prescription de 2 types de médicaments dans la prise en charge de la dépression : des anxiolytiques pour juguler l'angoisse et les anti-dépresseurs pour réguler l'humeur.

La prévalence de l'anxiété est plus forte chez les femmes qui sont deux fois plus touchées que  les hommes et les ados et jeunes adultes y sont davantage sujets, bien que 2 à 4 % des enfants de 5 à 15 ans seraient concernés. (Hans-Ulrich Wittchen, étude de 2005).

Les troubles anxieux se traitent par différents moyens :

  • la psychanalyse permet d'en connaitre l'origine,
  • la psychothérapie classique d'en discuter de façon plus contemporaine tout en évoquant l'histoire du sujet,
  • les thérapies comportementales et cognitives très adaptées à cette problématique : en affrontant de façon très structurée et progressive les objets d'angoisse et de peur,
  • la pleine conscience ou mindfulness proposée par des thérapeutes comportementaux : méditation adaptée aux troubles anxio-dépressifs, souvent un complément des thérapies comportementales et cognitives pouvant se pratiquer qu'en période de relatif bien-être, cela ne peut se faire en période de crise.

Les parents qui ont un enfant anxieux peuvent se référer à l'ouvrage suivant : L'enfant et l'adolescent dépressif - Les aider à s'épanouir. Dominique Servant, éditions Odile Jacob.
Pour en savoir plus sur la médiation : Relaxation et méditation du même auteur, chez le même éditeur.
Pour en savoir plus sur la phobie sociale : La peur des autres - trac, timidité et phobie sociale - Christophe André et Patrick Légeron - Odile Jacob
Bien sûr cette bibliographie est là à titre purement indicatif, il existe d'autres ouvrages sur les mêmes thèmes qui sont très bien aussi.

Bien sûr nous restons à l'écoute des parents qui souhaiteraient évoquer l'anxiété de leur enfant [/url]avec nous.

9
Bonjour,

Le projet n'est pas abandonné, mais il faut que nous ayons suffisamment de réponses. Quand j'en sais plus, je vous tiens au courant.
Merci pour votre intérêt.

Pour l'instant vous n'êtes malheureusement pas suffisamment nombreux pour mettre en place un échange avec un spécialiste... A suivre...

10
Bonjour Sév,

Vous pouvez conseiller à votre amie de prendre contact avec les associations suivantes :
- L'enfant bleu : www.enfantbleu.org - 01 56 56 62 62
- Innocence en danger : http://innocenceendanger.org/
- Le centre de psychotrauma : Pour joindre le Centre de Psychotrauma :
131 rue de Saussure 75017 Paris
Métro Villiers - Bus 31, 53
RER C Pereire Levallois
Sur rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 18h et le samedi de 10h à 17h
Téléphone: 01 43 80 44 40 de 9 h à 16 h
- Enfin l'EMDR est effectivement recommandé et obtient de très bons résultats en cas de traumatisme : http://www.emdr-france.org/.

11
Je suis en deuil après le suicide d'un enfant / Re : Après trois ans...
« le: février 17, 2012, 10:16:38 am »
Merci de ce message, de ce témoignage et de cette reconnaissance.
Bon courage.

12
Je suis intéressée moi aussi par des sessions de ce type.
J'apprécierais aussi qu'un spécialiste (j'entends "professionnel") puisse intervenir dans nos échanges entre parents sur ce forum, s'il le juge pertinent. Et bien sûr, si les autres parents étaient d'accord.
Bonjour,
Le but n'est pas de faire de ce forum un lieu de consultation, si nous avons créé ce forum c'est pour que les parents échangent entre eux avec, si cela est possible de temps en temps, un chat avec un professionnel, mais uniquement dans ce cadre là. C'est un lieu pour vous fait par vous, c'est pour cela que nous mêmes nous évitons de trop intervenir. Les lieux d'échanges des parents avec un spécialiste sont les groupes de parole, dans notre association, comme dans celle de Christophe Fauré ou Jonathan Pierres vivantes qui existe sur l'ensemble de la France. Ce sont des outils complémentaires.
Merci de votre présence ici.

13
Bonjour,

Le projet n'est pas abandonné, mais il faut que nous ayons suffisamment de réponses. Quand j'en sais plus, je vous tiens au courant.
Merci pour votre intérêt.

14
           
       Oui, je crois qu'il serait bon de créer un nouveau sujet, clairement intitulé :

       ""Conflits entre Parents et Enfants""

     En effet,  les deux messages concernant ce sujet,  déplacés dans <Autres sujets> ont été lus 97 fois à ce jour ! C'est dire l'interêt qu'ils suscitent ! En faire un Sujet à part entière, où des parents ( et enfants) dans ce cas, pourraient exposer leurs problèmes, en parler avec d'autres parents, profiter de leur expérience, des solutions qu'ils ont, peut-être, trouvées à ce problème, et, le cas échéant,  demander de l'aide à Phare-Enfants-Parents,  me semble nécessaire et tout à fait d'actualité. Ce serait, aussi, essayer d'agir, d'aider, en amont...
    Ce n'est peut-être pas facile, mais nous pouvons tenter l'expérience.
                      J.
Je rappelle que ce forum est avant tout celui des parents et non un lieu de consultation, nous enrichissons un peu pour faire avancer les sujets, impulser, nous aimerions que les parents en difficulté s'en saisissent mais ils préfèrent nous appeler pour gagner du temps, ça se comprend. Néanmoins je réponds à votre suggestion qui me semble juste et crée une section "conflits...". Merci de vos conseils et interventions.

15
Chers parents endeuillés,

je vous prie avant tout de recevoir toutes mes condoléances. Je suis très triste de vous contacter aujourd'hui mais je suis journaliste indépendante et nous préparons un dossier sur le suicide chez les adolescents. Je cherche des témoignages qui pourraient vous aider à partager votre douleur et à faire parler de ce douloureux sujet dans la presse. Si vous souhaitez partager votre expérience avec d'autres, n'hésitez pas à me contacter.
Merci de votre attention,

sincèrement,
Julie dlr

Bonjour Madame,

Il est plus habituel pour nous que les journalistes s'adressent directement à l’association, ce forum est exclusivement réservé aux familles pour qu'elles puissent se soutenir et échanger entre elles, votre intervention peut être vécue comme intrusive.
merci de votre compréhension.

16
Signes de mal être / Se procurer notre guide "Difficile adolescence"
« le: décembre 21, 2011, 10:21:17 am »
Bonjour,

Notre guide peut être trouvé en librairie, commandé à l'association : Phare Enfants-Parents, 5 Rue Guillaumot, Paris 12e ou sur Priceminister : son prix est de 12 €.

17
Bonjour à toutes,

c'est avec une grande tristesse que je lis vos messages... Mon frère a pris la décision de nous quitter en 1999, il allait avoir 20 ans et moi 18 à l'époque... Moi même en grande dépression à l'époque, je m'en suis voulu de ne pas avoir vu, de ne pas avoir été là. Continuer à "vivre" après un tel drame est tellement difficile. Quand il est parti, j'étais alors en clinique, mes parents étaient déjà affaibli par mes propres actes, et ne s'attendait pas à ça. Je les ai vu perdus face à leur propre douleur, leur propre perte mais aussi devant nous, ma petite soeur de 9 ans et moi même. Ma mère m'a souvent dit que si nous n'avions pas été là, elle serait surement partie le rejoindre. J'ai eu mal car je pensais à l'époque que je n'avais pas été à la hauteur pour mon frère, que je devais "sauver" mes parents, à tel point que ma propre douleur m'a rendu malade. Je me suis confondue dans des rôles différents, petite soeur, grande soeur et parents pour mes propres parents. Je me suis perdue moi même, croyant que je devais être forte pour ne pas effondrer mes parents plus qu'ils ne l'étaient.

Puis un jour, j'ai compris que je ne devais pas me punir, mais vivre pour 2, pour mon frère que la vie avait abandonnée. A l'époque, quand je regardais les étoiles, je prenais la plus lumineuse dans le ciel noir, et je me disais que mon frère était là, avec moi, à me surveiller.
Aujourd'hui, 12 ans après, j'ai toujours mal quand j'évolue. A la naissance de mon premier enfant, j'ai ressenti une telle peine de ne pas avoir mon frère avec moi, de penser que mon fils ne connaitrait jamais son tonton. Mon deuxième enfant naîtra en mars, et j'ai encore cette douleur dans le coeur qui me dit que ma petite fille non plus ne le connaitra pas. Mais la nuit me montre toujours cette étoile plus lumineuse que les autres, et je sais que partout où je me trouve sur Terre, je la vois, elle est avec moi, et elle me fait sourire car elle ne m'a jamais abandonné.

Il n'est pas facile d'être un frère ou une soeur de quelqu'un qui est parti, nous devons être fort pour nos parents, ne voulant pas leur "rajouter" de la douleur déjà immense. Trouver sa place, être celle ou celui qui reste. J'ai cru pendant un moment que mes parents auraient préferé que ce soit môi qui parte... mais je m'en veux maintenant d'avoir pensé ça. On se perd dans nos propres sentiments, notre propre douleur. C'est vrai, comment pouvoir continuer à vivre après ça ? La réponse est en chacun de nous, avec mes parents nous avons toujours voulu parler de mon frère, ne pas en faire un sujet tabou. Au début, c'était très difficile car quand nous prononçions le nom de mon frère, une plaie immense se rouvrait, peur de faire mal à l'autre, mais maintenant, il continue à vivre avec nous d'une certaine manière, et cela nous a permis de vivre ce deuil ensemble et de nous "reconstruire" ensemble.

Je vous souhaite à toutes et tous beaucoup de courage face à cette épreuve. Continuer à venir sur ce forum, je sais que mes parents et moi même sont très reconnaissants à Phare d'exister, d'être là pour nous, de nous montrer que nous ne sommes pas seuls car bien souvent notre entourage ne peut nous comprendre. Il y a quelques années, j'ai participé aux réunions que Phare organisait à Paris pour les frères et soeurs, et ça m'a énormément aidé, de voir que je n'étais pas folle de ressentir ce que je ressentais.

Pensées pour vous et vos proches

18
Bonjour à tous,

Nous avons l'intention de faire intervenir de temps à autres un psychiatre pour répondre à vos questions. Avant de mettre cela en place nous avons besoin de savoir si suffisamment de personnes seraient prêtes à participer à ces sessions. Nous vous remercions donc de bien vouloir répondre à notre sondage.

A très bientôt et merci de votre présence.

19
Bonjour à tous,

Nous avons l'intention de faire intervenir de temps à autres un psychiatre pour répondre à vos questions. Avant de mettre cela en place nous avons besoin de savoir si suffisamment de personnes seraient prêtes à participer à ces sessions. Nous vous remercions donc de bien vouloir répondre à notre sondage.

A très bientôt et merci de votre présence.

20

* Facteurs individuels :
- Vulnérabilité inhérente à sa personnalité,
- difficultés face à une succession rapide de changements
- faible estime de soi.

* Facteurs extérieurs :
- Violences subies,
- ruptures : perte d'un être proche, séparation, difficultés sur le plan scolaire ou professionnel,
- maladie.

* On peut envisager pour de nombreux cas, le déroulement psychique comme suit :
- Désir que les souffrances s'arrêtent,
- constat qu'aucun des remèdes tentés n'a apporté de soulagement,
- retrait à l'intérieur de soi,
- vision fantasmée de ce que pourrait apporter le suicide comme solution,
- solution ressentie comme réconfortante,
- enfouissement de cette idée pour que personne ne puisse y mettre un frein,
- apparition d'un mieux être de la personne soulagée à l'idée de mettre un terme à ses souffrances,
- parfois dernière visite aux personnes qui comptent et/ou dons d'objets personnels.

Certaines personnes vont avoir des gestes ou des projets qui paraissent incongrus dans un contexte de suicide : une prise de rv, des courses, la dégustation d'une glace... c'est extrêmement trompeur.

Pages: [1] 2