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Messages - ronald/fabrice

Pages: [1] 2 3 4
1
Bonsoir Thierry,

déjà onze mois passés et la douleur est toujours la même, l'absence semble peser de plus en plus.
Il nous manque tellement !

Nos enfants ont pris leur decision à quelques heures d'intervalle,
comme une épidémie ce mal les a frappés.

Je pense aussi à ton fils Hugo qui est parti quelques heures seulement après Brice.

 Ils ne souffrent plus en cachette à présent,
je suppose qu'ils ont à faire où ils sont car beaucoup s'en vont comme eux l'on fait.

 Je pense souvent à toutes et tous qui ont incités leurs proches à écrire sur ce forum.

 J'espère qu'ils sont enfin heureuses et heureux.

 ronald

2
Lundi ça va faire onze mois,

merci Virginie.

3
Je suis en deuil après le suicide d'un enfant / Re : J'ai tant de peine
« le: novembre 08, 2014, 10:51:45 am »
Chaque jour que je vis est une nouvelle épreuve,
à laquelle s'ajoute un état de santé précaire qui s'aggrave contrairement à ce que j'ai vécu les deux mois après l'intervention chirurgicale du six août dernier.

Réalité et rêves se confondent et aucun moment n'est agréable à vivre,
secrètement j'avais espéré que tout s'arrête ce mois là mais cela reste un souhait qui malheureusement ne s'est pas réalisé et je ne sais pas ni ne souhaite ( égoïstement) savoir ce que seraient devenus mon épouse et mes enfants vivants.
Rarement, il m'arrive dès fois, lors d'une fraction de second, d'avoir l'envie de reprendre le combat de la vie pour ceux qui restent. Mais rapidement, l'horrible réalité resurgie avec toutes les questions du pourquoi est-il parti.
Qu'avons nous fais ou pas fais, ou mal exprimés pour qu'à quelques jours de noël et de son anniversaire que nous fêtions toujours en famille il prenne cette horrible décision d'en finir une bonne fois pour toute...

Mon épouse semble enfin aller un peu mieux, elle se plains de moi et à moi de mon attitude, quand je vais très mal il m'arrive comme jeudi dernier de descendre au rez de chaussé à 17:50 h/mn pour me rendre chez le kinésithérapeute chez qui j'ai rdv à 18 heure deux fois par semaine.

J'aimerais que tout s'arrête, sans pour autant devoir passer à l'acte.

Nous sommes probablement nombreux dans cette situation.

Lundi cela fera onze mois

4
Je suis en deuil après le suicide d'un enfant / Re : J'ai tant de peine
« le: septembre 11, 2014, 07:06:23 am »
Chère Catherine,

cela fait longtemps que personne ne s'est manifesté sur votre récit
 et j'espére ne pas heurter votre sensibilité ou celle d'autres.

 Je reviens sur le Site de temps à autres, le 10 de chaque mois est ma date habituelle
et cela fait maintenant neuf mois que nous sommes comme vous toutes et tous, privés d'un(e} des nôtres.

 Mon fils cadet, lorsqu'il nous rend visite avec sa compagne et sa fille (2 ans le 1 décembre)
il se met assis en face de moi à table et lorsque son regard semble se diriger sur moi, souvent il dévie brutalement et tourne carrément sa tête d'un quart de tour parce que derrière moi il y a la photo de son frère,
 ils sont nés à 17 mois d'intervalle, et il a à chaque fois les larmes aux yeux.

Il n'est toujours pas en état de parler de son frère,
je me demande si cela va changer un jour.

 Affectueuses pensées à vous
et à nos enfants qui nous manquent tant.

ronald

5
Je suis en deuil après le suicide d'un enfant / Re : Quel chemin
« le: septembre 11, 2014, 06:36:59 am »
Le choix d'un chemin, d'une voie, celle qui délivre d'une charge immense
 et par la même charge celui@celle qui reste !

Chemin sans sans fin pour celui qui s'en va,
il part pour l'aventure, plein d'espoir pour une meilleure vie.
 L'enfer est pour ceux qui restent.

Ne le prenez pas pour un reproche,
j'écris seulement ce que je ressens chaque jour depuis neuf mois maintenant.
 Je ne suis pas seul sur mon chemin, parfois je pleure du vécu des autres, de ce forum
et de ceux qui se cachent et souffrent silencieusement d'une perte similaire.

 Vous avez raison de croire à quelque chose après cette étape de vie sur terre,
 il y a bien une autre vie à laquelle nous devons nous préparer.
Je le savais avant la perte de mon fils aîné et je lui en ai assez souvent parlé
mais aujourd'hui je me demande souvent si ce n'était pas une erreur que j'ai fais.

 Il m'a souvent dit, "papa, j'ai vu ta soeur en rêve et je me disais bien qu'elle est une proche de nous"
elle lui aurait révélée s'occuper d'enfants de l'autre côté, après lui avoir demandé s'il ne l'a reconnaît pas.

 Il y a quelques semaines, j'espérais secrètement (à l'insue de mon épouse} rejoindre mon fils...
J'ai subi une importante opération chirurgicale, près de trois heures, j'ai reçu la facture de la sécu où je vois
 qu'il y a eue trois anesthésie à la file.
 Comme j'étais déjà pas mal affaibli par la maladie, le cumul, je pensais voir venir la fin
et un nouveau début avec ce fils égaré, perdu jusqu'à ce qu'enfin mon heure sonne...
Mais non, cette force supérieure m'a repoussée et obligé à continuer cette vie terrestre.

 Je dois avouer que je me porte mieux depuis l'intervention,
je suis encore convalescent et pour pas mal de mois, mais mes enfants vivants et mes trois petits enfants
 en profitent.
 Moi, j'ai l'esprit un peu ailleurs avec celui qui nous a quitté en décembre, quinze jours avant ses trente cinq ans,
quel gâchis, mais je ne sais pas pourquoi, je crois qu'il est plus utile où il se trouve à présent.

 C'est idiot de se laisser aller comme je le fais si souvent, surtout avec cette conviction que j'ai.

Je vous souhaite de trouver un peu de paix, je me le souhaite à moi même
 je suis sûr que nos chers enfants partis trop tôt à notre goût s'en porteront bien mieux.

 Amicalement, à toutes et tous qui partageons cette horrible souffrance,
 une pensée à nos biens aimé(es) dans l'autre vie.

ronald

6
Neuf mois déjà que tu as pris cette décision
 neuf mois jour après jour les mêmes questions me brûlent l'esprit chaque instant.

 Ma culpabilité ne veut me quitter
 surtout après le récit que m'a confié un jeune ami
père de deux enfants dont une fille de seulement treize ans
 qui subitement en début d'année a tentée d'en finir.

 Pour la simple raison, que ses aimés grands parents ont quittés cette terre,
 elle ne voulait tout simplement pas revivre une pareille situation !

Que dire d'un raisonnement pareil ?

Réagir comme le père en disant que le monde est malade ?

Je suis désespéré de t'avoir perdu
 ton frère et tes deux soeurs ne te remplaceront jamais
 et je suis prisonnier entre vous, tout en me martelant mentalement que ma vie ne m'appartient pas...
 J'espérais secrètement une autre tournure il y a quelques semaines
 suite à cette difficile opération, mais cela c'est bien passé pour ceux qui tiennent à moi.

 Quelques regrets subsiste, de toute façon ce n'est pour moi qu'un sursis, un entre acte comme dans un film horrible
 parce que je ne vis plus, je suis un ambulant de la vie.

 Nous rions plus que rarement, tu es toujours entre nous, Invisible,
tu nous manque tellement, un océan de larmes pour toi seul a déjà coulé et cela ne te fera pas revenir.

Nous parlons de toi de temps en temps, mais notre esprit est tout le temps préoccupé par ton geste
et ta façon de nous avoir laissé sans rien, ou plutôt, si peu !
Une dernière photo avec l'air complètement effacé, déjà absent quelques mois avant l'acte !

Toutes larmes et reproches que nous nous faisons ne te feront revenir,
 tu ne parlais plus, tu souriais parfois en guise de réponse, plutôt rarement
 et tu n'étais plus toi même, mais personne ne pouvait te rendre à toi tel que tu avais été une fois.

Tu as déjà pris congé de nous bien avant que nous nous en rendions vraiment compte,
 et ma décision de vouloir te responsabiliser est venue bien trop tard.
 Ta décision était certainement prise alors, mais pour ne rien laisser paraître tu as préféré le "silence"
plutôt qu'une réponse que tu ne pouvais ou pensais pouvoir tenir.

Nous nous retrouverons, pas pour des reproches, non, ce serait inutile,
ce sera pour refermer ce maillon de chaîne qui s'est brisé un neuf décembre
et reformeront cette famille unie que nous étions toujours avant cette date.

 Tu le savais pourtant, à quel point l'unité créé la force mais tu t'es probablement laissé
 submerger par le doute et l'incertitude, un moment de faiblesse qu'il faut savoir pardonner
 tout en espérant avoir été pardonné pour quelconque erreur causé au cours d'une vie.

Je pense aussi à tous tes nouveaux amis et amies que tu as pu te faire maintenant,
je suis persuadé que tu fais comme lorsque tu étais parmi nous
 à toujours vouloir aider, loyalement, dans le droit chemin sans aucune injustice.

 Quand je pense à tout ces moments passés ensemble, en tête à tête bien avant que tu soi si perturbé
et que j'étais tellement fier de ce que tu étais devenu, je pensais toujours que tu ferais de grandes actions
 un jour, je crois que tu le fais maintenant que je ne peux les voir.

Porte toi bien
bises à toi et ceux qui t'entourent

maman se joindrais sûrement pour te souhaiter tous le bonheur si je lui avais dis que je t'écris quelques lignes.

papa qui t'aime.

7
Il y a toujours quelqu'un à l'écoute CRUZIN Armelle,
prêt à lire vos messages et à vous répondre si vous le souhaitez,
lorsqu'on est passé par là et que chaque mois à une date précise on sent son corps et son coeur mutilé une fois de plus
on se souvient qu'on est pas seul dans la douleur et la souffrance.

Vous et tant d'autres sont là, chacun(e) de vous ressent plus ou moins la même chose
la culpabilité, le manque d'attention, quoi qu'on ait fait on croit que cela a été inutile et l'on se fait des reproches.

Une pensée à nos anges partis trop tôt

8
Dans quelques heures ça fera cinq mois que tu as pris cette décision,
ta mère et moi pensons de plus en plus à te rejoindre.

Chaque jour une bougie brûle à côté des deux seules photos de toi,
ton frère et tes soeures n'osent pas parler de toi, tu es en chacun de nous !

9
Ton récit me touche et me fait pleurer
comme veux de chacun(e) ici qui vit le même drame, le même cauchemar depuis des mois
ou depuis des années déjà et presque rien ne change

Dans le silence d'autres familles se préparent à vivre presque la même histoire
dans d'autres circonstances pour d'autres raisons qu'ils refusent d'entendre , qu'ils espèrent que cela s'arrangera
avec le temps qui passe, qu'il peut tout changer.

Nous continuons notre chemin presque solitaire dans la plus grande peine,
une charge que nous n'aurions jamais imaginé un seul instant de notre vie et qui est devenu
notre moteur de chaque instant, chaque souffle qui alimente notre coeur, nos souvenirs, notre ange ...

lorsque nous perdons nos proches comme tout le monde entier, nous sommes en deuil
pour quelques mois ou un an et parfois plus suivant ce que l'on partageait avec le défunt
et je me souviens si bien du départ de mon père, nous n'étions plus très proches pour diverses raisons
et le deuil a été assez rapidement consommé.
Puis d'autres nous ont quittés et cela a été un peu plus lent
Le plus long a été avec le départ de ma mère décédé chez moi, sous ma surveillance parce que tout le monde s'y attendait, mais elle a laissée un grand vide le 17 decembre 2011.

Je crois bien avoir aussi vécu un deuil des plus court d'une vie, même pour mon épouse cela a été plus que rapide
de faire son deuil en perdant sa mère le 10 novembre 2013 parce que la disparition par pendaison de notre fils
à la date du 10 décembre, seulement un mois après, nous a fait complètement oublier ma belle mère..

Elle l'a réellement oubliée, cela lui revenait seulement en faisant un projet.

Malheureusement, le départ d'un enfant surtout s'il est survenu par sa volonté
ne peut pas faire l'objet d'un deuil classique, c'est un être qui est programmé à vivre plus longtemps que ses parents
et nos habitudes sont tellement ancrée que notre esprit se défend de l'accepter autrement !

A présent, chaque mois je fais un arrêt sur ce forum,
mais ce mois ci j'étais trop mal pour laisser quelques mots sur son sujet
et cela devient de plus en plus difficile. Je le vois, vous êtes tous et toutes dans la même situation
et certains d'entre vous se manifestent tard, et peut-être d'autres jamais
alors qu'ils viennent ici parfois juste rechercher du réconfort qu'ils ne trouveront jamais ailleurs.

Nos anges ne souffrent plus, c'était devenu leur seul moyen de se sortir de cet enfer
même si pour nous parents c'était la manière la plus difficile à accepter
j'espère que quelques bons souvenirs nous ferons parfois sourire de nos anges

je leur adresse une prière à chacune et chacun, Manon, Fabrice, Hugo, Mathilde et j'en n'oulies aucun
même si j'en cite que quelques uns ici...

Douce pensée aussi à toi Catherine
 et tous les autres aussi bien sûr

10
Bonjour, ce projet est il toujours d'actualité ?

Je serais intéressé.

L'accès à cette information devrait être balisée, nous sommes sûrement nombreux à l'avoir manqués.

11
Bonjour Marie Claude et Thierry,

 j'ai bien peur d'être un peu la cause de ce silence
 cela m'ennuie beaucoup d'ailleurs que notre amie Ange l'ait prise ainsi,
 
qu'elle ne croit en rien ne me gène pas, je la comprends bien
moi qui est croyant j'ai été et suis toujours dans le doute.
Pourquoi admettre et laisser faire une pareille chose quand on a tous les pouvoirs
quand on se dit dieu, ou qu'importe quel autre attribue que l'on se donne.

Ce drame, celui de ma famille m'entraîne involontairement dans un chaos indescriptible, je le vois sur moi
puisque mon état de santé se dégrade de semaine en semaine.
J'ai beau me battre contre tout ce qui m'attaque mais à chaque bilan quelque chose s'ajoute
 et je n'arrive pas à suivre pour prendre rendez vous avec les différents spécialistes concernés.

Ce n'est même plus mon principal souci de me dépêcher
 je ne pense qu'à mon fils parti, à ceux qui vont devoir se débrouiller si je ne m'en sors pas
et parfois je ressens même une petite joie en pensant que je le rejoins peut-être bientôt !

Je suis désolé de ne pouvoir effacer ce qui blesse l'une ou l'autre
 je ne suis pas fier d'être croyant parfois, peut- être content de pouvoir m'accrocher à quelque chose
mais sûrement pas à l'utiliser contre quelques personnes qui sont contre cela.

Une douce pensée à nos anges, et beaucoup de force à vous parents dans la souffrance
 peut-être à bientôt

12
Oui Thierry,

lorsque j'écris ici, je pense chaque fois à Hugo et à d'autres aussi
mais ton fils en particulier puisque cela c'est passé qu'à quelques heures d’intervalle pour ainsi dire.

Cela me semble irréel, comme si plusieurs sur terre se donnaient rendez-vous,
et partent de la même manière avec ça.

Cela m'arrache le cœur, mais, si seulement tout ceci les aura soulagés et que cela n'aura pas été en vain pour eux,
c'est peut-être monstrueux de ma part d'écrire cela, cela me fait souffrir encore plus mais pourvu que lui
et les autres aient enfin toutes ces souffrances derrière eux.

Cela finira peut-être par me faire partir bien plus tôt que prévu
mais ce n'est que moi, moi je pense que j'ai assez vu ici bas, je ne trouve pas de consolation
même si quelques mots dans ce forum me font un peu de bien parfois, le restant du temps n'est qu'enfer !

Douces pensées à nos ange, à vous leur parents

bises à toi mon cher fils qui a choisi de partir si tôt !

13
Ange, je suis désolé d'avoir heurté ta sensibilité avec mon commentaire,
mais je me suis déjà renseigné et n'ai obtenu aucune réponse à ma demande ci-dessous le lien
 http://forum.phare.org/index.php?topic=203.0#new
je supprimerais sans regret mes participations qui gênent.

C'est vraiment un problème sur ce forum et c'est probablement l'une des raisons qui m'aidera un jour à le quitter !

14
Voilà quelques minutes que les trois mois passés me semble déjà une éternité,
et d’un autre côté que cela date seulement d’il y a quelques minutes…
tu n’imagines pas à quel point tu nous manque.

Si tu avais imaginé
où en serions nous maintenant, je pense que tu es soulagé même si nous
nous continuons à souffrir.

Je t’embrasse mon fils

Une pensée à tous ceux qui sont avec toi
et à leurs parents.

Bises
ronald

 :'( et  :(

15
Cher Thierr,

je comprends bien tes inquiétudes et celles de ton épouse,
c'est un peu le moteur d'une vie normale que d'avoir un emploi, se sentir utile, même si ce n'est qu'un sentiment.
Nous sommes tous dans l'engrenage d'un système qui nous culpabilise si nous ne trouvons pas
de quoi gagner notre vie, avoir un salaire et un rythme vie <<normale>>.

Nous sommes des victimes de l'information qui nous intoxique, les gouvernements font passer sur l'écran et aux journaux ce qu'ils souhaitent, les candidats aux élections nous trompent depuis trop longtemps et maitrisent parfaitement la manipulation du citoyen moyen "ouvriers et petits cadres".

Je m'arrête là parce que c'est de la politique, qu'elle n'a rien à faire ici, et que cela ne prendrait pas de fin si l'on se laissait aller à débattre sur le sujet, je n'aime pas du tout ce domaine.
Mais le mal commence ici, nous sommes mal dirigés depuis nos premières années scolaires, nos méthodes d'éducation et d'enseignement ne sont pas, ou plus adaptées, et depuis le cours préparatoire on nous fait miroiter des objectifs qui ne sont pas adaptés à chacun de nous, il est d'ailleurs inutile de vouloir fabriquer que des élites lorsqu'on a besoin de balayeurs ou personnels de soins corporel.

Nous sommes obligés de nous débrouiller dans un monde qui vise et met la barre trop haute
et le souci commence quand on doit entrer, faire les premiers pas dans notre vie professionnelle.
Parce que pour un salaire précis, nous devons être polyvalents.

Nos enfants, sont nombreux à chercher un emploi, par exemple les miens sont tous les trois en contrat CDI,
et pourtant deux d'entre eux  sont en pleine formation, l'une pour évoluer dans son domaine et avoir un salaire correspondant au travail qu'elle fait depuis longtemps déjà, mais pour lequel elle n'a pas encore le diplôme.

 L'autre pour changer de voie, parce qu'il gagne bien sa vie et voudrait conserver son salaire mais comme l'entreprise est en pleine restructuration et qu'il est cadre n'ayant pas les diplômes requis, il risque de perdre beaucoup, diminution du salaire qu'il ne peut actuellement pas justifier, peut-être même par licenciement injuste (méthode particulière pour dégoûter, harcèlement) afin qu'il quitte l'entreprise sans dédommagement.

Ils ont tous le bac et au moins un diplôme en entrant dans leur vie professionnelle,
mais aucun n'a trouvé dans ce qu'il avaient étudié, c'est déconcertant, être encouragé dans un projet dans lequel il n'y a absolument pas de débouché.
Si cela avait ete.un sur trois, mais non ! Le seul qui avait réussit dans son projet en a décide autrement après dix ans d'activité il a préféré quitter ce monde qu'il trouvait pourri, injuste et invivable.
Il n'a plus essayé, tout semblait bien au départ.

Il a fait ses preuves, a montré qu'il était capable à ses supérieurs et aimait son travail, il z vécu plusieurs années en couple avec sa compagne et tout d'un coup la séparation, il n'y avait pas d'enfants, ils voulaient en profiter tous les deux de leur vie de jeunes et ne pensaient qu'à s'amuser après le boulot.
Mais la séparation a été dure, et probablement le déclencheur de ce que nous savons aujourd'hui !

Quels conseils pourrait-on donner en sachant ce que l'on sait ?

Dire à son enfant "tant pis si l'école t'a mal aiguillé" prends le travail qui te convient le mieux même si ce n'est pas tout à fait ce que tu souhaitais, peut-être qu'avec le temps une occasion se présentera et tu pourras changer encore et puis, espérer que cela se passe bien, quoi qu'il arrive.

 Notre cadet qui est actuellement en formation n'ose même pas essayé ce qu'il avait voulu faire au début, il pense 'que son manque d'expérience va le désavantager et après ce qui vient de se passer avec son frère il ne souhaite pas travailler en ayant un contact permanent avec une clientèle.

Il faut toujours essayer de les encourager dans leur choix, jamais essayer d'imposer quelque chose.

Une pensée pleine d'espoir pour nos anges parti trop tôt
 Beaucoup de courage pour affronter cette journée qui laisse enfin un peu de place au soleil.

Bises amicale à toutes et tous
 ronal

16
Bonsoir PrettyBaby,

si vous n'y croyez pas, cela va s'estomper avec le temps probablement
parce qu'on est pas forcé par quelconque méthode de croire à quelque chose.

Longtemps je ressentais des choses, voyais quelque chose de temps en temps et ai fini par souhaiter
que cela s'arrête, puis ça m'a repris un beau jour, j'ai même eu la chance d'en apprendre n peu plus sur le monde
qui n'est plus celui que nous connaissons, j'ai communiqué avec, on a plus besoin de formuler ds mots
dans cette autre vie, tout est transmis par la pensée, un genre de télépathie.

Je n'aime pas en parler ou écrire, sauf aux personnes qui veulent en savoir plus
et que je connais un peu mieux, mais surtout pas aux personnes qui sont trop mal et qui aimeraient quitter ce monde actuel !

Mais pour moi il n'y a pa de doute, nos anges peuvent même nous toucher si cela leur est permis
il peuvent communiquer avec nous, donner des signes qu'ils vont bien, et depuis que je sais tout cela
que que j'ai pu vivre quelque chose d'extraordinaire, je n'ai aucune crainte de la vie qui m'attend.

Il y a des personnes qui possèdent des dons particuliers et que l'on peut rencontrer pour avoir des nouvelles
de nos disparus, moi cela ne m'intéresse pas, mais j'ai vu une émission TV il n'y a pas bien longtemps de cela
où un psychiatre de Strasbourg dit avoir donné l'adresse d'un voyant sur Paris et que cette personne a pu
faire un travail plus important sur la personne ayant demandé en une séance que le psychiatre en plusieurs années.

Si un psy donne l'adresse d'un voyant qui demande une rémunération qui n'a rien à voir avec celle du professionnel
et peut rassurer quelqu'un cherchant à en savoir plus sur son proche disparu, cela veut dire beaucoup.

Moi même je suis croyant, non catholique, mais je ne crois pas tout ce qu'un prêtre, un curé ou quelconque ministère raconte,
j'ai beaucoup lu la bible et j'en connais des passages que quelques curés ne savent retrouver sans qu'on leur donne plus
de détails qu'un versé, je reste prudent à tout, je ne sais pas si tous nos anges sont bien où ils se trouvent.

Je l'espère, je pense que ceux qui se manifestent d'une façon ou d'une autre sont peut être mieux que d'autres
qui n'ont peut-être pas cette possibilité, mais j'écris bien que c'est ce que je pense.
Ne le prenez pas au premier degré, si j'étais sûr de tout, je ne serais peut-être pas ici avec vous sur ce forum.

Je pense qu'ils ont besoins de réconfort, qu'il faut les encourager à continuer leur chemin, nos vie se rejoindront probablement
un jour lorsque notre parcours ce termine ici, alors nous seront sûr de ce que ne pouvons qu'imaginer actuellement
et même moi qui ai vécu des choses étranges j'espère que c'est la réalité que j'ai pu vivre quelques instants seulement.

Tout ceci ne m'empêche pas actuellement de souffrir atrocement du manque de on fils, note fils à mon épouse et moi,
il nous manque tellement, nous restons pratiquement inconsolables, nous avons du mal à communiquer entre nous,
mon épouse dit ne pas pouvoir pleurer, mais lorsqu'elle cite le prénom elle éclate en sanglots.
Je n'ose pas demander ce qu'elle entent par dire qu'elle n'arrive pleurer notre fils.

Moi je pense à quelque chose et mes larmes coulent, alors que mon fils n'est pas dans mon esprit,
je n'arrive pas à voire mon fils et je sens sa présence, je le vois passer du côté du lit de mon épouse alors que je ne distingue
pas son visage, il ne s'arrête pas pour j'ai plus de temps pour voir ce qu'il porte sur lui, il ne m'adresse pas la parole
et cela me rend encore plus triste alors que d'autres peuvent me faire parvenir des phrases entière.

J'ai l'impression que tout ceci me rend plus malade de jour en jour, hier mon médecin m'a téléphoné pour que je prenne RDV
et ce matin je l'ai vu et j'ai eu un médicament en plus de la masse que je prends déjà, ma thyroïde fait ce qu'elle veut depuis
quelques semaines tout cela ne m'inquiète même plus, je serais triste de savoir que mes proches ne puissent s'en sortir
sans moi, c'est la seule chose qui m’inquiète un peu.

Mes pensées à tous nos anges, je vous souhaite une nuit reposante

ronald

17
Encore un dimanche sans toi !
Ces dimanches où tu remplissais ton sac de linge propres puis tu t'installer à nouveau sur le canapé
face à la TV et tu devenais mué, je me disais souvent, c'est le moment de demander comment tu vas ce matin.

Après cette question à laquelle tu répondais sans même quitter l'écran des yeux,
je ne savais comment continuer, tu disais que tout va bien mais tu ne voulais pas me regarder en face.
Tu ne me rejoignais plus à table depuis longtemps, pas même pour le petit déjeuner qui n'était pas bien long.

J'aurais du forcer un peu, ce n'est pas le silence qui nous aide à avancer dans la vie.

Cher Thierry,
veille à  dialoguer avec ton fils
c'est ce que je m'apprête à faire avec ma fille que j'attendais
qui chaque matin fais une injection d'insuline à son chat.

Je reviendrai plus tard
bises amicale à vous

18
Merci Sylvie pour ta réponse,

si je peux te tutoyer pour que nous nous sentions un peu mieux, mais avec respect bien sûr,
je ne sais pas si je fais bien d'être honnête en écrivant que mon épouse et moi sommes partis 24 heures
dans la Meuse, chez notre fille et petit fils Arthur...

Il n'a que huit mois, mais illumine les yeux de tous spectateurs, il se met debout seul à l'aide de n'importe quoi
qui est plus stable que lui même.

A part cette joie je ne me sens pas vraiment mieux, mon épouse me laisse ressentir ouvertement entre nous
l'injustice que je lui ai reproché jeudi, peut-être à raison parce que je lui ai demandé pardon par écrit et
suis à ses yeux trop lâche de le faire de vive voix.

Mais je ne suis pas bien du tout et je ne souhaite pas éclater en sanglots en lui demandant ainsi,
je dois d'abord arriver à mieux canaliser ma peine pour contenir mon émotion.
Et j'ai peur que cela ne dure encore quelques jours, et c'est si fort que des idées noires me submerges
au point que je me pose la question "devrais-je consulter un psy ?"

J'ai consulté plusieurs fois par le passé, pour mes douleurs suite d'un accident du travail
et n'en étais jamais satisfait, je les trouve plus aptes à se soigner qu'à soigner et pour exemple,
j'ai fais une demande de cure pour soigner ma jambe, le médecin chef du centre de cure m'a conseiller de voir un psychiatre avec qui il travaille (collaboration) et ce psy accélérait l'acceptation que la caisse doit obligatoirement donner, mais voir un psy pendant huit mois, et l'entendre dire "ce n'est pas le moment" alors que je le voyais chaque semaine durant ces longs mois ???

La question "arriveez vous à vous isoler pour pleurer ou méditer" était pour toutes les mamans de ce forum,
mais aussi pour Thierry.

J'ai la chance d'être proche de mon épouse, nous vivons maritalement depuis 1978, année de naissance de notre fils disparu, oh je m'exprime mal cette fois...
Nous sommes mariés depuis juin 78, mais je lui laisse plus d'espace depuis.ce drame, je ne voudrais pas l'étouffer en essayant de la consoler, j'ai seulement l'impression qu'elle ne souhaite pas avoir d'échanges avec moi à ce sujet.

J'ai proposé ce forum il y a quelques semaines, mais me suis ravisé de suite en pensant qu'elle voudrait restée anonyme, mais je ne l'ai pas dis de vive voix, ça non plus. Puis il y a quelques jours j'en ai reparlé en rectifiant car elle m'a de suite rappelée ce que j'avais dis la première fois.

J'ai pu lui exposer ce que je pensais, et qu'en fin de compte c'était peut-être même un avantage de mieux communiquer sans pour autant s'adresser la parole (bien sûr, uniquement concernant la perte de notre fils)...
Cela semblait lui convenir, mais elle n'a pas commencé depuis.

Voilà quelques réponses pour toi Sylvie, et de quoi lire pour tout le monde.

Ce sont mes journées, mes nuits, ma nouvelle vie
et cet immense manque de ce grand garçon, il y a quelques jours, comme je ne le vois plus,
 j'étais tout à fait par hasard sur un tres grand parking de magasin à attendre mon épouse  sur le siège passager le temps qu'elle fasse une petite course pour du pain et trois bricoles, en fait elle venait de quitter la voiture et moi je regardais vaguement sur les gens allants et venants.

Quand tout à coup j'aperçois quelqu'un ayant la démarche et le profil de notre garçon,
je crois que c'est à ce moment que cette nouvelle vague a fait ses premiers effets, j'ai presque crié son prénom à tel point qu'en remarquant mon erreur, je me suis tourné vers l'entrée du magasin pour voir
si mon épouse n'avait pas par hasard entendu mon appel presque désespéré.

Lorsqu'elle est revenue, pas bien longtemps après jr dormais, je ne savais même plus où je me trouve,
j'avais froid, je ressentais en moi comme un choc profond, je crois bien que ma crise était à ses débuts.
Pourvu que cela s'estompe u moins un peu !

Mes meilleures pensées, à toi Sylvie, à toutes les mamans et à Thierry qui m'inquiète un peu par son absence,
sans oublier tous nos anges, que j'espère tous en paix et heureuses et heureux

ronald

19
J'ai vécu une terrible journée hier,
 je suis resté dans mon lit et me suis relevé que ce matin aux premières heures du jour
pour prendre mes médicaments. Avec tout ce retard je n'en ai pris qu'une petite part.

Je t'avais dans la peau, non bien plus, tu étais dans tous mes organes.
Je n'étais plus que souffrances, je ne te trouve pas, je ne peux pas crier aux murs ce que j'aimerai te dire.
Je suis seul, un moment du moins, jusqu'à ce ta nièce vienne me changer les idées quelques minutes
avant de repartir avec ses pieds dans mes pantoufles et moi au lieu d'en rire je me suis fâché un peu,
cela aurait été suffisent mais non, j'ai écris une méchanceté à ta mamie qui elle même souffre déjà.

Elle qui commence à se demander comment continuer si moi j'abandonne,
je comprends et pourtant je ne sais pas me contenir, je regrette tant ce que j'ai fais
mais je ne peux effacer ces mots d'un revers de main, encore peine de plus comme s'il n'y en avait pas déjà assez.

Si seulement tout cela n'était qu'un cauchemar.

Tu me manque mon grand, tu n'imagine pas à quel point !

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<3 Ange (que ça doit être agréable)

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