Voir les contributions

Cette section vous permet de consulter les contributions (messages, sujets et fichiers joints) d'un utilisateur. Vous ne pourrez voir que les contributions des zones auxquelles vous avez accès.


Messages - sylvie1969

Pages: [1]
1
Bonjour Monsieur,
Je viens seulement de parcourir votre témoignage qui m'a profondément touché.
On sent bien, en vous lisant, votre désarrois et la souffrance de toute votre famille.
Tout d'abord sachez que vous n'êtes pas un mauvais parent même si quelques fois vous réagissez un peu violemment, comme vous le décrivez. Vous faites de votre mieux. Ce que vous vivez n'est pas facile et je pense que vous avez raison de consulter pour vous faire aider. Il ne faut pas rester seul et votre enfant témoigne d'une grande souffrance, il a besoin d'aide aussi. Nous les parents, nous ne pouvons pas toujours résoudre tous les problèmes de nos enfants, cela parfois dépasse nos compétences. Votre rôle, que vous faites très bien, c'est vous interroger, lui apporter de l'amour et faire des démarches auprès de gens compétents pour vous soutenir. Je vous souhaite beaucoup de courage, à vous et à votre famille. Sincèrement. Sylvie

2
Violences contre soi-même / Re : mon fils est en grande souffrance
« le: août 21, 2013, 04:13:44 am »
Bonjour Saturnin et Theresina,
Je viens seulement de parcourir vos témoignages. Je vous remercie tous les 2 de votre intérêt à mon histoire et de vos pensées positives. Je suis désolée de ne pas vous avoir répondu plus tôt: je me suis un peu renfermé sur moi- même pendant une longue période, mes pairs me décevant beaucoup.
Pour répondre à 1 de vos questions: Oui je sais ce qui a déclenché ce passage à l'acte: c'est une accumulation (décès d'un proche, trahison de ses 2 meilleurs amis avec moqueries de certains élèves, déménagement, pression au collège par les profs pour le brevet, un père de moins en moins présent, sa chérie qui habite loin et certainement moi qui a du être maladroite à certains endroits) Un lourd tribu pour de petites épaules de 15 ans. Je l'ai vu aller de plus en plus mal. Je l'ai fait suivre. J'ai appelé à l'aide notamment son père et le collège mais les portes se sont fermées. Alors je me suis dit que j'allais y arriver et que si je lui portais de l'amour et de l'écoute je le sortirais de cette impasse. Mais bien sur ça ne suffisait pas, ce n'était plus de mon ressort...
A l'époque de mon témoignage, mon fils était à une 1ère hospitalisation de 14 jours et venait de sortir. Cette sortie était prématurée. le traitement était loin d'être stabilisé (le psychiatre l'avait annoncé mais mon fils (V.) tenait à sortir et la psychologue pensait qu'il fallait l'entendre. Les thérapeutes m'ont demandé d'être vigilante et de rester 24h sur24 prêt de lui, ce que j'ai fait, bien sur. V. et moi avons passé 10 jours affreux. Il avait des comportements morbides imprévisibles et se décrivait comme fou et schyzo. J'ai vraiment cru que j'allais le perdre. Il ne voulais pas être ré-hospitalisé et je ne pouvais pas le forcer. Puis au bout de 10 jours, un matin, il s'est levé et m'a dit:"maman, je veux retourner au centre, ici je me sents en danger, tu ne peux rien pour moi, ce n'est pas de ta faute, mais je deviens fou avec les médicaments". Là, je me suis sentie très fière de lui, je l'ai trouvé très courageux et lucide et je l'ai reconduit dans cette unité pour ado en souffrance. Cela a été très dur pour moi, même si je savais que c'était pour son bien. Je le vivais comme un échec.
Attitude de mon environnement:
 Le père de V.m'a accablé de tous les reproches, ne m'a soutenu en rien et a été aux abonnés absents pour son fils.
Mon compagnon lui a enfin réagit et a commencé à faire preuve d'empathie.
Ma responsable sur mon lieu de travail, m'a harcelée et menacée alors qu'elle connaissait la raison de mon arrêt.
Le peu de personnes à qui je me suis confiées m'ont soi tourné le dos, soi trahie, soi fait des leçons de moral.
V. est sorti au bout de 12 jours. Aujourd'hui il va mieux mais il est très fragile. il est suivi et moi aussi. Ce genre d'épreuve ne laisse pas indemme mais fait aussi grandir!!! J'ai appris où était mes amis mes relations de confiance et j'ai pu remettre les choses et les gens à leur place comme mon ex- mari, par exemple (il y a 11 ans, j'ai quitté cet homme et je suis encore plus convaincue aujourd'hui à quel point j'avais raison!!). J'ai repris mon travail et ma responsable a su que je ne lui permettais plus de me harceler et de m'humilier!La fameuse "brave fille" n'existe plus et apprend à se faire respecter et à se protéger.
J'essaye de me faire du bien, de penser plus à moi: j'ai repris le vélo, la peinture, le dessin. Mais mon plus gros souci c'est de vaincre mes peurs pour la santé et le bien- être de mon fils.... Je travaille sur ces sentiments, c'est dur!
Mais je suppose que si vous consultez ce site, c'est que vous aussi vous devez certainement avoir vécu des épreuves de ce genre. Si c'est le cas merci pour votre soutien à tous le 2 et je vous souhaite aussi beaucoup de courage et du soleil dans vos vies. A bientôt.Sylvie







3
Violences contre soi-même / Re : mon fils est en grande souffrance
« le: juin 28, 2013, 08:19:36 pm »
Je viens de parcourir votre écrit et je tiens à vous dire à quel point je vous suis reconnaissante de votre empathie et de me rappeler les bien faits et la nécessité de prendre soin de soi. Votre témoignage vaut toutes les thérapies. Vous avez bien compris mon désarrois et surtout ma solitude et c'est juste ça dont j'ai besoin en ce moment: d'écoute et de compassion. Quelle jolie rencontre!!! Merci beaucoup pour moi mais aussi pour mon fils. Prenez aussi soin de vous. Très sincèrement....S.

4
Violences contre soi-même / mon fils est en grande souffrance
« le: juin 18, 2013, 03:18:47 am »
Mon fils a 15 ans et a fait une TS par défenestration, il y a 3 semaines. j'étais là et j'ai réussi à l'arrêter à temps. j'ai du le faire hospitaliser dans une clinique spécialisée pour ados. il en est sorti depuis 5 jours avec un traitement. En dehors du fait que je vois mon fils souffrir, que j'ai un sentiment d'impuissance, de culpabilité à certains endroits, de solitude profonde, je ressent une panique intérieure intolérable à l'idée de le perdre. Il a des moments d'euphorie puis des moments de détresse avec des idées noires complètement imprévisibles déclenchés par les médicaments semble t-il (discours des psy) J'ai le sentiment, à chaque fois que je lui donne ses médicaments, de l'empoisonner un peu plus chaque jour, c'est affreux. je suis constamment près de lui, j'essaye de lui changer les idées, de lui donner une belle image de lui, je lui donne plein d'amour, mais j'ai la peur au ventre. J'ai du arrêter de travailler dans l'immédiat bien sur, pour aider mon garçon, et mon employeur me maltraite à ce sujet. Personne de mon entourage proche me relais, m'encourage et me rassure mais au contraire, me culpabilise et me donne des grandes leçons alors que depuis de nombreux mois je demande de l'aide en vain (je voyais mon enfant aller de plus en plus mal). Cette situation met aussi à mal mon couple: je suis en désaccord avec mon compagnon qui fait parti des personnes moralisatrices et aux abonnés absents pour nous aider à affronter cette épreuve. Le père de mon fils, lui est carrément parti en vacances, pour décompresser dit- il. Mais bien sur, il compte sur moi pour gérer tout ça et lui faire des comptes rendus au quotidien par téléphone. Et moi, pour mon fils, pour éviter les conflits, je fais tout ce que l'on attend de moi comme une brave fille que je suis! Je perds le sommeil. Je suis épuisée. Je me fais aider par des thérapeutes mais cela ne me soutien pas dans la gestion du quotidien. L'hospitalisation n'est plus envisageable car elle ne ferait qu'aggraver l'état de mon fils qui souhaite rester à la maison avec l'accord de ses thérapeutes et le mien. Voilà, j'ai conscience qu'écrire ces mots n'arrangera pas cette situation, ne rendra pas la joie de vivre à mon merveilleux garçon que j'aime tant, mais j'avais besoin de partager tout ça. Je suis une maman en pleine détresse, mon enfant va mal et je n'arrive pas à le guérir!...  S.

Pages: [1]