Auteur Sujet: 4 jours après son hospitalisation, mon enfant sort...  (Lu 10655 fois)

Christine CD

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4 jours après son hospitalisation, mon enfant sort...
« le: avril 09, 2012, 02:13:36 pm »
Bonjour,

Je voudrais apporter ce témoignage, qui j'espère, pourra aider d'autres parents qui peuvent se retrouver dans la situation à laquelle j'ai été confrontée.

Mon fils a 13 ans et a fait une tentative de suicide, il y a quelques jours, le lundi 02 avril. Il était en souffrance depuis 5 mois et était suivi par un pédopsychiatre (CMP) mais cela n'a pas suffit à éviter le passage à l'acte.
Pourtant, nous avions, en parallèle, pris contact avec un centre de soins pour adolescents. Après un entretien avec le pédopsychiatre du centre, il avait était convenu que mon fils pouvait être admis vers le mois de mai/juin pour une période de 3 semaines.
Ce qu'il faut savoir également, c'est que mon fils, malgré son mal être a toujours eu d'excellents résultats en classe..... peut être une façon pour lui de se raccrocher à quelque chose. Je n'ai pas eu de problèmes relationnels particuliers avec lui mais je n'étais pas sans ignorer que se lever le matin, aller en cours lui pesait terriblement......je pensais que son suivi au CMP et mon écoute au quotidien suffirait.....jamais je n'aurai pensé que tout basculerait....

En ce lundi matin, mon fils ne voulait pas aller au collège, une fois de plus. Il avait eu un différent avec l'un de ses professeurs. Il m'en avait parlé pendant le week-end. J'allais partir au travail et pour je ne sais quelle raison, je suis revenue sur mes pas.....et j'ai découvert mon fils.....il s'était pendu....
Inutile d'expliquer ce qui s'est passé ensuite...urgences puis hospitalisation en pédiatrie dans l'attente d'une place dans le centre de soin.
Et c'est pour cette période que je voudrais apporter ce témoignage.

Le mercredi 04, deux jours après son passage à l'acte, j'ai rencontré le pédopsy du centre de soins pour ados. Il avait été convenu que mon fils resterait en pédiatrie jusqu'au lundi 09 avril et qu'il rentrerait au centre de soin le mardi, ce qui l'angoissait et refusait.
Le Lendemain, jeudi, alors que je rendais visite à mon fils (je n'avais droit qu'à 2h par jour), celui-ci m'annonce qu'il sort pour trois jours, sortie qui lui a été annoncée par l'infirmière, car le service avait besoin de place....!!! Je n'en avait même pas été informée.......
Vendredi matin, j'ai appelé le service pédiatrie puisque je n'arrivais pas à joindre la pédopsychiatre du centre et là, une infirmière me répond, qu'effectivement mon fils est sortant et que je dois venir le récupérer à 14h sans aucune autre explication.
J'ai appelé ma fille. Elle est âgée de 25 ans. Comme moi, elle ne comprenait pas.... Elle a également appelé la pédiatrie en demandant quelles étaient les raisons de cette sortie, les a harcelés, en exigeant que le pédopsychiatre me rappelle...... ce qu'elle a fait. Mais l'échange que nous avons eu m'a anéantie..... Elle exigeait que je vienne chercher mon fils, qu'il allait bien et qu'il pouvait sortir le week-end de Pâques, qu'il était hors de danger.
4 jours après sa tentative de suicide et le lendemain d'une décision de maintien en hospitalisation, il avait finalement été décidé que mon fils avait réalisé qu'il avait fait une "bêtise", il n'y avait plus rien à craindre (un simple petit bobo..) et sans tenir compte de ma souffrance de ce que j'avais vécu quelques jours auparavant.
J'ai refusé de prendre la responsabilité de cette sortie sans avoir une garantie de leur part, à savoir, d'avoir la possibilité de le ramener en pédiatrie si je rencontrais un problème......mais la pédopsychiatre a refusé ce compromis et m'a menacée. Si je m'opposais à cette sortie, elle ferait un signalement au juge des enfants car je refusais de prendre MES responsabilités de mère......J'étais bouleversée, anéantie de chagrin et de désespoir....mais je lui ai répondu qu'elle pouvait saisir tous les juges qu'elle voulait mais que MA responsabilité était de protéger mon fils.
Elle voulais me voir pour 14h30......pour faire la sortie de mon fils. Cette précision est importante parce que l'énergie du désespoir peut nous aider à aller au delà de nos limites, de nos souffrances...
Pleine de désespoir j'ai contacté l'association Phare. J'ai parlé avec une personne qui a su m'écouter, m'apaiser. Elle m'a ensuite orientée vers le plateau Parents. Après avoir expliqué la situation, Il apparaissait que je ne pouvais m'opposer à cette sortie. Deux pédopsychiatres (celle de la pédiatrie et du centre de soins) avaient signé la sortie.....
Ma fille et moi avons appelé tous les professionnels qui pouvaient nous aider jusqu'à ce qu'un centre de soins conseille à ma fille de saisir le procureur de la république pour empêcher cette sortie... un mineur de moins de 15 ans, sans traitement et bilan médical ne peut être autorisé à réintégrer son foyer c'est la loi mais elle est peu appliquée.
Saisir le procureur..?.j'ai appelé le commissariat..... mais l'assistante sociale ou la psychologue qui auraient pu m'aider étaient absentes.
Alors j'ai appelé le Tribunal de Grande instance de mon département, et après être passée de service en service, j'ai été orientée vers le substitut du procureur. Mais cette ligne n'était réservée qu'aux professionnels et non aux particuliers. Cependant mon interlocutrice m'a longuement écoutée. Elle ne pouvait en tant que substitut intervenir sur une décision prise par l'hôpital mais qu'elle allait transmettre ma demande et me rappeler sans promesse quant à une possible intervention.
Je me suis rendue à l'hôpital vers 14h30....et j'ai attendu la pédopsy dans la chambre de mon fils. J'ai appris par mon fils, qu'à défaut de mon refus de partir avec lui, elle avait contacté le papa (qui n'avait pas vu son fils depuis 3 mois) pour prendre le relais.
Et nous avons attendu..... deux longues heures précisément.
Lorsque la pédopsychiatre est entrée dans la chambre, elle m'a regardé et son ton avait changé. Ses premiers mots prononcés ont été : Vous êtes allée très très loin Madame. Nous avons été contactés. (Je ne sais pas qui était ce "On").
Si je peux parler de victoire, alors j'ai su que j'avais gagné. J'ai pu "négocier" la sortie de mon fils avec les mesures de sécurité nécessaire, La pédopsychiatre s'est conformée à mon choix comme si elle, ne pouvait s'opposer à ma demande. Quelle désolation de constater qu'il faille passer par tant de larmes et de chagrin pour aboutir à l'accompagnement de mon fils pendant ces quelques heures de liberté.
J'ai choisi une sortie le samedi jusqu'au dimanche 18h avec la possibilité de le ramener en pédiatrie à tout moment si les angoisses devenaient trop importantes.
J'ai raccompagné mon fils hier soir comme convenu. Ces deux jours ce sont bien passés mais mon fils reste fragile.

Si je témoigne aujourd'hui, c'est parce que j'ai découvert, par différents professionnels à qui j'ai demandé de l'aide et dans ce peu de temps qui m'était donné  que de nombreux adolescents ou pré-ados repartaient dans leur foyer sans mesure préventive, sans traitement médical et souvent sans avoir établi un bilan médical comme s'il ne s'agissait que d'un vulgaire petit bobo ou un simple accident de parcours. La souffrance des parents n'existe pas ou peu et celles de nos enfants n'est pas toujours appréhendée comme elle le devrait. Il n'est certes pas possible de saisir le Procureur de la République pour les alerter sur la mise en danger d'un enfant mais les services sociaux, eux le peuvent..
J'ai appris également que les menaces faites aux parents, étaient fréquentes et qu'on ne leur laissait pas le choix, ce à quoi je peux répondre aujourd'hui que NOUS avons le choix et le devoir de protéger nos enfants. Ces professionnels prenant des décisions allant à l'encontre du bien-être de nos enfants ou qui menacent abusivement les parents de les dénoncer en faisant un signalement au juges des affaires familiales, ne sont  pas habilités à le faire.....

Il me faudra du temps, beaucoup de temps pour réapprendre à vivre "normalement, certaines images ne s'effaceront jamais, Il va me falloir apprendre à maîtriser cette peur qui s'est installée ....malgré cela, j'ai une certitude,  je ne laisserai jamais personne et encore moins un professionnel me dire que je suis une maman irresponsable.... la vie de nos enfants n'est elle pas ce que nous avons de plus précieux...?

 



nicolas

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Re : 4 jours après son hospitalisation, mon enfant sort...
« Réponse #1 le: avril 09, 2012, 10:34:21 pm »
Merci Christine pour ce témoignage. Et bravo pour toutes ces démarches et votre combat.
Conservez cette énergie. Ce que vous décrivez est trop fréquent: absence de place, manque d'information et de coopération avec les parents. Heureusement, les soignants sont de plus en plus sensibles à ce problèmes, mais les besoins de place sont tellement supérieurs aux capacités!
Encore bravo et merci. Et prenez soin de vous également, car votre fils a besoin de toute cette force maternelle.

stephanie

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Re : 4 jours après son hospitalisation, mon enfant sort...
« Réponse #2 le: avril 10, 2012, 08:59:52 am »
je tenais à vous dire que vous avez eu de la force pour faire bouger les choses rien que pour ces 4 jours.

meme quand on est adulte apres une TS on sort le lendemain car les medecins et les psys n'ont pas le temps d'ecouter ou ne veulent pas prendre le temps d'ecouter les malades.

mandarine

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Re : 4 jours après son hospitalisation, mon enfant sort...
« Réponse #3 le: avril 10, 2012, 08:52:13 pm »
bonsoir

mon fils a fait une ts le 6 mars 2008   le 7 mars 2008 ravenel (hp) m a demandé si j'étais d'accord de reprendre mon fils a la maison

et cette demande a été faite devant mon fils

 un abandon total de ces professionnels
du jour de la sortie jusqu'au jour de son départ personne ne s'en ai inquiete mon medecin generaliste a toujours été presente
 21 avril 2008 mon fils a mis fin a ses jours a notre domicile

coro

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Re : 4 jours après son hospitalisation, mon enfant sort...
« Réponse #4 le: avril 12, 2012, 09:50:06 am »
Bonjour et merci infiniment de votre témoignage,

Effectivement nous vous avions eu au téléphone et vous avions dit qu'il faudrait vous battre pour obtenir gain de cause, nous vous avions orientée vers la voie juridique pensant qu'il devait bien y avoir un levier, mais lequel ? Grâce à vous nous saurons plus précisément dorénavant. Vous avez été très courageuse, vous avez trouvé l'énergie nécessaire pour protéger votre fils et votre combat sera utile à d'autres soyez en sûre. De plus c'est un signal très positif que vous envoyez à votre fils: j'ai la force et la volonté de te protéger.
Toutes nos félicitations.
Nous restons à votre écoute si vous en ressentez le besoin.



Bonjour,

Je voudrais apporter ce témoignage, qui j'espère, pourra aider d'autres parents qui peuvent se retrouver dans la situation à laquelle j'ai été confrontée.

Mon fils a 13 ans et a fait une tentative de suicide, il y a quelques jours, le lundi 02 avril. Il était en souffrance depuis 5 mois et était suivi par un pédopsychiatre (CMP) mais cela n'a pas suffit à éviter le passage à l'acte.
Pourtant, nous avions, en parallèle, pris contact avec un centre de soins pour adolescents. Après un entretien avec le pédopsychiatre du centre, il avait était convenu que mon fils pouvait être admis vers le mois de mai/juin pour une période de 3 semaines.
Ce qu'il faut savoir également, c'est que mon fils, malgré son mal être a toujours eu d'excellents résultats en classe..... peut être une façon pour lui de se raccrocher à quelque chose. Je n'ai pas eu de problèmes relationnels particuliers avec lui mais je n'étais pas sans ignorer que se lever le matin, aller en cours lui pesait terriblement......je pensais que son suivi au CMP et mon écoute au quotidien suffirait.....jamais je n'aurai pensé que tout basculerait....

En ce lundi matin, mon fils ne voulait pas aller au collège, une fois de plus. Il avait eu un différent avec l'un de ses professeurs. Il m'en avait parlé pendant le week-end. J'allais partir au travail et pour je ne sais quelle raison, je suis revenue sur mes pas.....et j'ai découvert mon fils.....il s'était pendu....
Inutile d'expliquer ce qui s'est passé ensuite...urgences puis hospitalisation en pédiatrie dans l'attente d'une place dans le centre de soin.
Et c'est pour cette période que je voudrais apporter ce témoignage.

Le mercredi 04, deux jours après son passage à l'acte, j'ai rencontré le pédopsy du centre de soins pour ados. Il avait été convenu que mon fils resterait en pédiatrie jusqu'au lundi 09 avril et qu'il rentrerait au centre de soin le mardi, ce qui l'angoissait et refusait.
Le Lendemain, jeudi, alors que je rendais visite à mon fils (je n'avais droit qu'à 2h par jour), celui-ci m'annonce qu'il sort pour trois jours, sortie qui lui a été annoncée par l'infirmière, car le service avait besoin de place....!!! Je n'en avait même pas été informée.......
Vendredi matin, j'ai appelé le service pédiatrie puisque je n'arrivais pas à joindre la pédopsychiatre du centre et là, une infirmière me répond, qu'effectivement mon fils est sortant et que je dois venir le récupérer à 14h sans aucune autre explication.
J'ai appelé ma fille. Elle est âgée de 25 ans. Comme moi, elle ne comprenait pas.... Elle a également appelé la pédiatrie en demandant quelles étaient les raisons de cette sortie, les a harcelés, en exigeant que le pédopsychiatre me rappelle...... ce qu'elle a fait. Mais l'échange que nous avons eu m'a anéantie..... Elle exigeait que je vienne chercher mon fils, qu'il allait bien et qu'il pouvait sortir le week-end de Pâques, qu'il était hors de danger.
4 jours après sa tentative de suicide et le lendemain d'une décision de maintien en hospitalisation, il avait finalement été décidé que mon fils avait réalisé qu'il avait fait une "bêtise", il n'y avait plus rien à craindre (un simple petit bobo..) et sans tenir compte de ma souffrance de ce que j'avais vécu quelques jours auparavant.
J'ai refusé de prendre la responsabilité de cette sortie sans avoir une garantie de leur part, à savoir, d'avoir la possibilité de le ramener en pédiatrie si je rencontrais un problème......mais la pédopsychiatre a refusé ce compromis et m'a menacée. Si je m'opposais à cette sortie, elle ferait un signalement au juge des enfants car je refusais de prendre MES responsabilités de mère......J'étais bouleversée, anéantie de chagrin et de désespoir....mais je lui ai répondu qu'elle pouvait saisir tous les juges qu'elle voulait mais que MA responsabilité était de protéger mon fils.
Elle voulais me voir pour 14h30......pour faire la sortie de mon fils. Cette précision est importante parce que l'énergie du désespoir peut nous aider à aller au delà de nos limites, de nos souffrances...
Pleine de désespoir j'ai contacté l'association Phare. J'ai parlé avec une personne qui a su m'écouter, m'apaiser. Elle m'a ensuite orientée vers le plateau Parents. Après avoir expliqué la situation, Il apparaissait que je ne pouvais m'opposer à cette sortie. Deux pédopsychiatres (celle de la pédiatrie et du centre de soins) avaient signé la sortie.....
Ma fille et moi avons appelé tous les professionnels qui pouvaient nous aider jusqu'à ce qu'un centre de soins conseille à ma fille de saisir le procureur de la république pour empêcher cette sortie... un mineur de moins de 15 ans, sans traitement et bilan médical ne peut être autorisé à réintégrer son foyer c'est la loi mais elle est peu appliquée.
Saisir le procureur..?.j'ai appelé le commissariat..... mais l'assistante sociale ou la psychologue qui auraient pu m'aider étaient absentes.
Alors j'ai appelé le Tribunal de Grande instance de mon département, et après être passée de service en service, j'ai été orientée vers le substitut du procureur. Mais cette ligne n'était réservée qu'aux professionnels et non aux particuliers. Cependant mon interlocutrice m'a longuement écoutée. Elle ne pouvait en tant que substitut intervenir sur une décision prise par l'hôpital mais qu'elle allait transmettre ma demande et me rappeler sans promesse quant à une possible intervention.
Je me suis rendue à l'hôpital vers 14h30....et j'ai attendu la pédopsy dans la chambre de mon fils. J'ai appris par mon fils, qu'à défaut de mon refus de partir avec lui, elle avait contacté le papa (qui n'avait pas vu son fils depuis 3 mois) pour prendre le relais.
Et nous avons attendu..... deux longues heures précisément.
Lorsque la pédopsychiatre est entrée dans la chambre, elle m'a regardé et son ton avait changé. Ses premiers mots prononcés ont été : Vous êtes allée très très loin Madame. Nous avons été contactés. (Je ne sais pas qui était ce "On").
Si je peux parler de victoire, alors j'ai su que j'avais gagné. J'ai pu "négocier" la sortie de mon fils avec les mesures de sécurité nécessaire, La pédopsychiatre s'est conformée à mon choix comme si elle, ne pouvait s'opposer à ma demande. Quelle désolation de constater qu'il faille passer par tant de larmes et de chagrin pour aboutir à l'accompagnement de mon fils pendant ces quelques heures de liberté.
J'ai choisi une sortie le samedi jusqu'au dimanche 18h avec la possibilité de le ramener en pédiatrie à tout moment si les angoisses devenaient trop importantes.
J'ai raccompagné mon fils hier soir comme convenu. Ces deux jours ce sont bien passés mais mon fils reste fragile.

Si je témoigne aujourd'hui, c'est parce que j'ai découvert, par différents professionnels à qui j'ai demandé de l'aide et dans ce peu de temps qui m'était donné  que de nombreux adolescents ou pré-ados repartaient dans leur foyer sans mesure préventive, sans traitement médical et souvent sans avoir établi un bilan médical comme s'il ne s'agissait que d'un vulgaire petit bobo ou un simple accident de parcours. La souffrance des parents n'existe pas ou peu et celles de nos enfants n'est pas toujours appréhendée comme elle le devrait. Il n'est certes pas possible de saisir le Procureur de la République pour les alerter sur la mise en danger d'un enfant mais les services sociaux, eux le peuvent..
J'ai appris également que les menaces faites aux parents, étaient fréquentes et qu'on ne leur laissait pas le choix, ce à quoi je peux répondre aujourd'hui que NOUS avons le choix et le devoir de protéger nos enfants. Ces professionnels prenant des décisions allant à l'encontre du bien-être de nos enfants ou qui menacent abusivement les parents de les dénoncer en faisant un signalement au juges des affaires familiales, ne sont  pas habilités à le faire.....

Il me faudra du temps, beaucoup de temps pour réapprendre à vivre "normalement, certaines images ne s'effaceront jamais, Il va me falloir apprendre à maîtriser cette peur qui s'est installée ....malgré cela, j'ai une certitude,  je ne laisserai jamais personne et encore moins un professionnel me dire que je suis une maman irresponsable.... la vie de nos enfants n'est elle pas ce que nous avons de plus précieux...?

cocoise

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Re : 4 jours après son hospitalisation, mon enfant sort...
« Réponse #5 le: juin 15, 2013, 01:43:32 am »
Votre témoignage me bouleverse et je compatis à votre angoisse, non seulement à cause de la fragilité de votre fils, que vous ressentez mieux que quiconque mais surtout par à cause de l'abandon de la part des psy non seulement du jeune en souffrance et aussi de son entourage. Nous l'avons vécu aussi (j'ai posté sur le forum quelques commentaires à ce sujet. Normalement, je ne devrai plus être angoissée de leur absence totale de communication avec l'entourage puisque notre fille s'est donné la mort mais au contraire, tout cela m'obsède et de plus en plus, je vais à Phare régulièrement et je vois que bon nombre de parents ont été évincés, non écoutés, que ce qui se passait pour leur enfant était minimisé et que les équipes soignantes étaient toujours débordées, les psy en général injoignables, etc....
Chapeau pour vous être démenée de cette façon et d'être montée au créneau, ce que ces spécialistes n'aiment pas beaucoup, car ils sont des intouchables.
J'ai entamé une procédure en responsabilité civile à l'encontre du psy qui avait vu notre fille, nous serons convoqués bientôt ainsi que ce Docteur, devant le CRCI. Je ne me fais guère d'illusions, il en sortira indemne de toute faute. Mais il fallait que je fasse quelque chose, non pas pour "canaliser" ma colère mais parce que si l'un après l'autre, les familles éprouvées et qui furent bafouées par ces médecins intentaient un procès, cela finirait peut être par déboucher sur quelque chose ou bien alerter l'opinion publique. Le problème c'est que ces procédures sont longues et coûteuses et que les familles concernées n'ont pas toujours la force d'affronter cela. Je le dis en connaissance de cause. Sur le forum, je suis cocoise, si vous voulez lire ce que j'ai publié.