Auteur Sujet: comment aider son fils de 23 ans  (Lu 2008 fois)

espoir

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comment aider son fils de 23 ans
« le: mai 24, 2013, 05:05:22 pm »
Je suis la maman d'un jeune étudiant de 23 ans. Après ses études secondaires il est parti continuer ses études supérieures dans une autre ville à 700 kms de chez nous. Il manifestait l'envie d'être indépendant aussi nous ne nous sommes pas inquiétés de cet éloignement ; nous avons de la famille proche sur place ce qui nous sécurisait pour cet aîné d'une famille de 2 enfants, il a une soeur de 19 ans.
Au fil du temps son état s'est dégradé ; il a commencé à ressentir une grosse fatigue que nous avons sur le compte de la découverte d'une hernie d'où un manque de fer qui  lui provoquait une anémie. Il n'arrivait plus à se lever. Il a été pris en charge sur le plan médical et a un traitement à vie qu'il supporte très bien. Son année universitaire était compromise et il a redoublé. Lors de ses retours nous n'avons rien remarqué ; pensant que son attitude "laxiste" était due à cette grosse fatigue.
Puis il a commencé à s'isoler, à tenir des propos négatives sur son existence qui m'étaient rapportés par son amie intime. Elle m'a alerté à plusieurs reprises mais avec la distance j'avais du mal à communiquer avec lui ; il ne répondait pas au téléphone, refusait de voir notre famille proche. Je soufflais quand il rentrait à la maison. Il y a eu quelques épisodes alarmants où il a appellé ses amis en leur disant qu'il allait sauter par la fenêtre ; ses amis ont envoyé les pompiers mais il n'était pas chez lui ; il était chez nous à 700 kms. Une autre fois il nous a appellé à 3 h du matin en nous tenant des propos incohérents, il allait sauter dans un fleuve à 300 kms de chez nous alors qu'il était à 700 kms. Il ne retrouvait plus son chemin et nous sommes restés au téléphone pendant 2 heures essayant de savoir où il se trouvait pour enfin être pris par un bus de bonne heure et rentré chez lui. Nous ne sachant pas s'il était véritablement à son domicile. C'était la fin d'année universitaire aussi je lui ai dit de rentrer pensant que le cocon familial pouvait l'aider à retrouver un équilibre ; c'était ce que je renssentais dans ses propos. J'ai mis ce comportement sur le compte d'une soirée arrosée avec sans doute un mal être ou un ras bol passager.
Il est parti en vacances avec son groupe d'amis comme chaque année et est revenu enchanté avec plein de projets d'études longues vers un master. Il a travaillé durant le mois d'août et avait l'air de se plaire dans ce nouveau métier qu'il découvrait.
Il est reparti pour la rentrée, j'avais des nouvelles un peu espacées mais je me disais que c'était peut être normal ; il faut qu'il ait sa vie !
Je lui avais quand même parlé d'un suivi comme on peut en avoir au sein des facs mais il a refusé me certifiant qu'il se sentait bien.
Pour les vacances de la Toussaint, il est rentré comme d'habitude en avion, nous avons été le chercher à l'aéroport et il parraissait en forme, nous décrivant le thème de ses études très interessants, programmant le stage de fin d'année...
Il est reparti à la fin des vacances sachant qu'il revenait pour Noël  et sans laisser apparaître aucun signe de lassitude.
Le jeudi je l'ai contacté pour qu'il se renseigne sur son nouveau forfait téléphone et il m'a confirmé s'en occuper dans l'après midi. Mais vers 16h30, il m'appelle et m'annonce qu'il vient de se couper les veines. Je laisse à l'apppréciation du lecteur la sentation lorsque vous apprenez celà à 700 kms. Rien ne vous laisse constater l'ampleur des dégâts dus à ce geste. J'ai pu contacté mon beau frère qui s'est rendu aussitôt sur les lieux et l'a pris en charge pour l'amener à l'hopital. Il a été soigné pour ces plaies et dirigé vers un hopital psychiatrique. Nous avons pris la route aussitôt et l'avons retrouvé le lendemain.
Il a passé 3 jours dans un service complètement fermé puis 15 jours dans un service plus souple où nous allions le voir tous les jours, passions l'après midi ensemble. Il a été pris en charge par le milieu médical et celà nous a rassuré.
Puis nous sommes rentrés chez nous où le suivi a été assuré dans un centre médico psychologique avec des RDV réguliers avec un psychiatre, un psychologue et un infirmier. Petit à petit il retrouvé le sourire, l'envie de faire des choses toutes simples, il a fait un peu de sport.. Puis il a émis le souhait de repartir continuer son année avec des cours aménagés dont nous avons convenus avec ses professeurs très à l'écoute. Nous l'avons installé dans un nouvel appartement, un nouvel environnement, et il nous rapportait qu'il se sentait bien. Mais quand il en parlait avec ses camarades il ne tenait pas le même discours. Nous savions que ce n'était que pour 2 mois aussi nous avons tenté au quotidien de garder le contact en l'encourageant, le soutenant. La veille de son départ, il a cassé une armoire dans un geste de violence.
Puis nous sommes revenu à la maison et il a commencé son stage de fin d'année mi avril à 50 kms. Là encore, nous l'avons installé et avons traité tout l'administratif. Les premiers temps il nous a dit se plaire et découvrir des nouveautés. Il rentre tous les WE et quelquefois dans la semaine le soir.
Aujourd'hui, j'apprends par une amie que lors d'une soirée en ce début de semaine, il a tenu encore des propos suicidaires et négatifs sur sa personne qui l'ont beaucoup inquiétés et dont elle vient de me faire part.
Aujourd'hui, il est suivi toujours par son psy qui a augmenté son traitement, doit voir une spychologue pour des tests.
Je ne sais plus quoi faire, je sais que mes moyens sont limités et que son état relève du milieu médical mais il vit chez nous et nous ne pouvons le laisser sombrer de la sorte. Je suis complètement démunie ; je ne sais s'il faut le secouer pour le faire réagir ou le rassurer. Je suis bien consciente que celà le dépasse et que ce n'est pas sa volonté d'être dans cet état d'esprit.
Mais je constate l'escalade, les problèmes annexes dans la cellule familiale avec la personnalité de chacun.
J'ai beaucoup lu sur le sujet et comprends que l'on parle de maladie à traiter maintenant pas de laxisme ou de passavité.
Il passe beaucoup de temps sur son ordi avec des jeux en ligne et fume du cannabis. Je ne peux que constater cette dépendance dont j'ai parlé au psy mais qui ne m'a pas apporté une réponse.
J'ai essayé d'en parler avec mon fils en lui disant que je ne pouvais cautionner celà d'une part pour sa santé et d'autre part par c'est moi qui le finance puisqu'il n'a pas de revenus. Mais il relativise en me disant qu'il ne fume pas beaucoup. Pour moi, quelque soit la fréquence il y a dépendance avec risque d'augmenter les doses et difficulté encore plus importante à s'en détacher.
Tout celà le dépasse, nous dépasse...
J'envisage de voir quelqu'un (je ne sais pas qui d'ailleurs) pour m'aider à affronter cette épreuve qui est loin d'être finie.
J'ai analysé moi même mon parcours personnel, notre parcours familial, son parcours dans l'enfance et est des pistes sur son mal être mais il refuse de parler avec moi, ce que je peux compmrendre. Il lui faut maintenant arriver à avancer si tel est son désir ( ce que je ne sais pas vraiment) en se confiant à une personne extérieure professionnelle. J'espère que les prochains RDV porteront leurs fruits même si je sais que le chemin est long, très long....
Voilà j'ai été très longue pour cepremier contact ; il me fallait d'une part exposé le contexte qui quelque part peut ressembler à beaucoup d'autres et celà m'a permis d'évacuer un peu pour moi aussi je l'avoue!
J'attends des témoignages sachant que quand notre enfant est majeur, il y a la difficulté de communiquer avec lui et le personnel soignant. Je le comprends car je tiens à respecter son intimité mais j'ai aussi l'impression qu'échanger peut aider tout le monde.
A bientôt