Auteur Sujet: a propos de la "prise en charge" de nos enfants dépressifs par les psy.  (Lu 5475 fois)

cocoise

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Notre fille Anne Catherine s'est suicidée par pendaison il y a un an. Elle fut prise en charge, comme l'on dit, par un psychiatre, elle vivait à la maison, souffrait d'un syndrome dépressif depuis deux mois et demi, avait consulté là où elle vivait une psychiatre et une psychologue, avait été évoqué un diagnostic : trouble de la personnalité évitante sur lequel s'est greffé une dépression. Avec les conseils prodigués de ses thérapeutes (argentins, elle vivait en Argentine),(son papa a vu la psychiatre et elle n'a jamais refusé un a vis y compris devant sa patiente) elle est revenue en France auprès de nous, ses parents pour initier (sic) un traitement anti dépresseur dans un contexte familial. Nous avons donc pris RV auprès d'un psychiatre dans notre région. C'est mon mari, médecin lui même (nous vivons ici depuis 2 ans), qui a pris le RV et exposé à "son" confrère le cas de notre fille. Ce monsieur l'a reçue 15 à 20 mn, a refusé de me recevoir, a lu en silence le contenu de l'enveloppe que je lui ai remis contenant le compte rendu de la psy argentine et des notes de mon époux et moi même, l'alertant, avec diplomatie, de ce qu'elle connaissait les rouages d'une consultation, que nous sentions une idée suicidaire omniprésente. IL LES A IGNORES et après m'avoir fait régler par chèque sa consult à 70 euros (pour 15 mn) m'a dit: Madame, je traite avec mes patients, pas la famille.
Anne Catherine a fait une TS médicamenteuse (pas grave en ce qui concerne le physique) 6 jours après, nous avons envoyé deux messages à ce Monsieur. Pas de réaction: normal, c'était un WE, il a le droit de déconnecter. Le lundi à 9H mon mari, médecin, je répète, a pris contact avec lui à la clinique où il travaille, ce Monsieur (j'ai du mal à écrire Monsieur car pour moi il est abject) lui a dit: oui, j'ai bien vu vos messages. Qu'elle m'appelle. Et il a coupé. Trois heures plus tard, mon mari l'a rappelé pour lui dire que notre fille avait disparu et que nous étions très inquiets et avions déclenché les dispositifs de recherche par la gendarmerie de Valréas (la gendarmerie a été super), le docteur en question a mis fin à la conversation en disant à mon mari: si vous la retrouvez, amenez la à un service d'urgence, moi, j'ai du travail....
Ce "Monsieur" (les guillemets sont importants) a repris contact téléphonique à notre domicile le 30 juin, le lendemain des obsèques de notre fille, qui fut retrouvée onze jours après par son frère cadet et un cousin.... Vous imaginez le spectacle et l'odeur!
J'ai écrit tout ça, non pas pour me vautrer dans notre atroce histoire, sinon pour souligner l'abominable thérapie, je sais qu'il y en a de bons, que la majorité n'est pas mal intentionnée mais depuis que je vais à PHARE, parce que ça me fait du bien, je me rends compte que beaucoup de parents ont vécu LA NON PRISE EN COMPTE de l'entourage de nos enfants. ET IL FAUT QUE CA CESSE. OK, leur boulot n'est pas facile comme en orthopédie, mais BASTA. Ils ont fait des ravages chez les mamans d'enfants autistes pendant plus de 20 ans, maintenant, ils se font tous petits, car l'on sait (même si l'on ne sait pas guérir) que l'autisme est dû à une déficience neuro biochimique. Pendant plus de 20 ans, ces pseudo médecins ont culpabilisé les mères car selon leurs fumeuses théories, l'autisme se devait à une relation avec la mère anormale. Et ceci dit en passant, ils en vivent de leurs consults. Et certains d'entre eux n'ont pas honte... Exemple: le Dr Cristophe FAURE, 120 euros la demi heure..... Il travaille sur le deuil, touche sa consult et délègue à Phare.
Mon cri n'est pas celui du fric, j'ai la chance de pouvoir me permettre ce type d'honoraires, mais c'est celui d'une mère, indignée par l'éviction systématique de l'entourage (que l'enfant soir mineur ou majeur, le repli sur le secret professionnel, nous l'avons vécu. Suite au suicide de notre fille, nous avons réclamé à 2 reprises le compte rendu de la consult, en AR, Monsieur a allégué le secret professionnel, il a fini par envoyer à "son confrère" (père d'Anne Catherine) un compte rendu, huit mois après où nous avons découvert que jugeant une dépression sévère, il avait proposé une hospitalisation à notre fille, qu'elle avait (sic) fermement déclinée (c'était son droit, elle était majeure) mais il n' JAMAIS pris contact avec nous, ses parents ni avec le médecin adresant et déclaré traitant. HONTE A LUI, me direz vous, certes mais combien d'entre eux agissent ainsi, IGNORENT dans leur tour d'ivoire les commentaires de l'entourage? Tous les entourages ne sont pas pathogènes! L'un d'entre eux, ces savants de la psiquis, le 8 février 2013, lors du congrès de l'UNPS a fait un remarquable discours sur le sentiment de désapartenance du désespéré. Avec une attitude semblable, ce Monsieur n'a fait que le décupler.
Pour la petite histoire, c'est le frère de notre fille qui l'a découverte, onze jours après, selon le rapport d'autopsie, la gendarmerie avait arrêté les recherches la veille, il a vu, senti l'odeur de décomposition, la moitié de sa joue gauche avait été bouffée par des corbeaux. Faudrait que mon fils aille consulter les gourous?????
BASTA de leur "prise en charge". Il faut pour préserver d'autres vies que cela cesse. C'est mon combat, et Dieu sait si je suis lasse, anéantie, que l'horloge s'est arrêtée, mais je ne veux pas me recroqueviller sur mon immense chagrin, je souhaite que le suicide de ma fille serve à quelque chose et il est urgent de démasquer ce genre de "Monsieur"

murielle.rochat@wanadoo.f

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Re : a propos de la "prise en charge" de nos enfants dépressifs par les psy.
« Réponse #1 le: septembre 24, 2013, 02:28:25 pm »
bonjour
je viens de lire votre message ma fille lea 15 ans est decedee il y a 8 mois suite a la negligeance d 'un pedopsychiatre le dr tatou a lyonqui a refuse pour la seconde fois de l hospitaliser alors qu elle presentait tous les signes suicidaires que n importe quel psy de base aurait considere mais comme nous sommes des gens de" bonne famille" il nous a deteste des le debut et son refus a engendre la fugue le soir mrmr de mon enfant et le lendemain elle s 'est defenestree .sUITE A son deces le procureur a decide d ouvrir une enquete pour homicide involontaire et la lesce sera  une premiere en France .........MAIS IL NE RISQUE QUE 6 MOIS AVEC SURSIS pour non asistance à personne en danger .Mais moi ma pepette elle est morte maintenant et rien ne me la ramenera

Theresina

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Re : a propos de la "prise en charge" de nos enfants dépressifs par les psy.
« Réponse #2 le: septembre 25, 2013, 06:28:56 pm »
Murielle, je lis votre réponse, après la mienne. J'apprends que le procureur va ouvrir une enquête pour homicide involontaire. Quand même, s'il pouvait y avoir une Justice !
Cela ne vous ramènera pas votre chère Léa bien sûr, mais cela servira peut-être de leçon à d'autres...
bien à vous

murielle.rochat@wanadoo.f

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Re : a propos de la "prise en charge" de nos enfants dépressifs par les psy.
« Réponse #3 le: septembre 27, 2013, 10:20:30 am »
Oui malheureusement la peine est quasi inexistant e a peine 6mois je desirerai simplement qu il réfléchisse a tout le mal qj il a fait enlarefusant a l hopital et le desespoir a cause samort elle nemeritait pas qu on neprenne pas sa detresse en comppte

cocoise

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Re : a propos de la "prise en charge" de nos enfants dépressifs par les psy.
« Réponse #4 le: septembre 27, 2013, 03:00:27 pm »
Bonjour Murielle: je viens de vous envoyer un mail à l'adresse indiquée sur vos 2 messages, j'essaie aussi par le biais du Forum mais ne suis pas sûre d'appréhender correctement le fonctionnement des messageries. J'ai mis comme titre: de la part de Cocoise, membre de Phare... Ne le mettez pas dans la corbeille tout de suite, je ne suis pas un virus!

murielle.rochat@wanadoo.f

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Re : a propos de la "prise en charge" de nos enfants dépressifs par les psy.
« Réponse #5 le: octobre 01, 2013, 05:35:55 pm »
merci a toutes les deux jesuis assez prise en ce moment je m excuse aupres de francoise car je n ai pas rappele et ne souhaite pas le faire en presence de la jumelle de lea mais des que j aurai un moment de libre je m empresserai de le faire car vos temoignages sont accablants.......... et si seuls des parents ayant perdu leur enfant comme nous peuvent comprendre l immense chagrin tristessse, il faut que ces medecins tous puissants soient conscients du mal qu ils engendrent au lieu de suaver des vies ils les laissent s'envoler sans le moindre remord

Theresina

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Re : a propos de la "prise en charge" de nos enfants dépressifs par les psy.
« Réponse #6 le: octobre 24, 2013, 10:55:19 am »
Je prends part à la révolte qui s'exprime dans les propos de Cocoise et de Muriel. Et cette expression "prise en charge" me hérisse de plus en plus car c'est un fourre tout,  fait pour endormir le peuple : "confiez nous vos malades, on les prend en charge"...

Oui, il faut que ça change ! Le Ministère de la Santé vient de créer un Observatoire du Suicide, c'est bien, mais il faudrait revoir en profondeur la psychiatrie en France, il y a tant de lacunes, de carences et d'absences de responsabilité. Si l'on "prenait vraiment en charge" les patients qui vont mal, en faisant alliance avec la famille, l'entourage proche, il y aurait moins de morts et moins de récidives de TS.

PHARE fait un travail d'information (de lobbying ?)  en haut lieu, dès lors que c'est possible et depuis longtemps, mais c'est difficile de faire entendre autrechose que les discours pontifiants de certains "experts"...

Et, ignorer les dysfonctionnements c'est faire croire que tout va bien ! C'est plus facile.

Je reviens sur ce que dit Cocoise concernant le psychiatre, spécialiste du deuil, Christophe Fauré.  Je ne sais pas si c'est son tarif, 120 € la demi-heure, cela peut paraître excessif, mais en même temps il faut savoir que c'est quelqu'un qui est extrêmement à l'écoute et dans l'empathie. De plus, il est surbooké. C'est peut-être un tarif justifié, contrairement à certains qui ne prennent pas le temps d'écouter et qui se contentent de prescrire des médicaments aux dosages approximatifs et aux effets secondaires destructeurs.

Par ailleurs, on ne peut pas dire qu'il "délègue" à PHARE. C'est bien qu'il oriente vers PHARE, dont l'utilité est irremplaçable.

J'espère chère Cocoise que je ne vous froisse pas, ce n'est pas mon intention. Je suis de tout coeur avec vous.
 


mitzou

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Re : a propos de la "prise en charge" de nos enfants dépressifs par les psy.
« Réponse #7 le: octobre 27, 2013, 04:27:15 pm »
Bonjour,

J'ai perdu mon fils de 17 ans il y a 14 ans bientôt et comme je partage vos sentiments de colère. Moi, je ne décolère pas depuis toutes ces années car j'aimais tant mon enfant je vis difficilement sans lui, je m'accroche à mon autre enfant mais j'aimerais bien le rejoindre. Mon fils était dépressif depuis plusieurs années, un mal de vivre que les médecins avaient diagnostiqué mais il n'était pas suivi sérieusement. L

mitzou

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Re : a propos de la "prise en charge" de nos enfants dépressifs par les psy.
« Réponse #8 le: octobre 27, 2013, 04:46:27 pm »
Bonjour,

J'ai perdu mon fils de 17 ans il y a 14 ans bientôt et comme je partage vos sentiments de colère et de révolte.  Moi, je ne décolère pas depuis toutes ces années car j'aimais tant mon enfant je vis difficilement sans lui, je m'accroche à mon autre enfant mais j'aimerais bien le rejoindre. Mon fils était dépressif depuis plusieurs années, un mal de vivre que les médecins avaient diagnostiqué mais il n'était pas suivi sérieusement. La veille de son départ, il m'a dit maman, je n'en peux plus ! J' ai contacté à plusieurs reprises son médecin pour qu'on le prenne en charge mais comme mon fils refusait de se faire soigner, on m'a répondu qu'il fallait que la demande vienne de lui !  Je lui ai répondu mais c'est non assistance en personne en danger et il m'a dit : mais non Madame ! c'est votre fils qui doit faire la demande d'une prise en charge. Il n'avait que 17 ans et voulait mourir. Par contre, après l'appareil judiciaire s'est mis en marche, on a fait une enquête pour savoir si on avait tout fait pour aider notre enfant parce qu'il était décédé dans son lit après avoir avalé plein de cochonnerie. Le médecin n'a pas été inquiété. Moi, je pleure tous les jours, j'aimais tellement mon fils, je vivais pour l'aider et toute mon énergie n'a servi à rien, j'ai été si seule et impuissante, personne ne nous a aidés. Ensuite j'ai perdu mon mari un an après, il ne s'est jamais remis est moi je dois continuer pour mon autre fils.
J'ai compris que l'argent était plus important que la vie de mon fils. La prise en charge d'un jeune suicidaire coûte trop d'argent pour l'état.

cocoise

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Re : a propos de la "prise en charge" de nos enfants dépressifs par les psy.
« Réponse #9 le: février 18, 2014, 11:16:01 am »
A un an d'un début de procédure en responsabilité civile (CRCI), deux audiences:
  la première, une "expertise" (médecin psychiatre, chef de service) en présence du psychiatre qui avait "accepté" de voir Anne Catherine (une faveur nous a t il dit en égard à la position de médecin adressant sa fille de mon mari) qui a conclus à une sous évaluation du risque suicidaire(échelle MARS;;;; laquelle a une incidence essentiellement pharmacologique mais ce médecin base son dicernement "thérapeutique" sur uen échelle, qu'il pratique depuis 30 ans.... Sic) mais à un exercice dans les règles de l'art (20 mn de consultation, ordonnance, RV de suivi à 1 mois, aucun N° où le joindre, aucun N° de collègue (il travaille à titre libéral DANS UNE CLINIQUE PSYCHIATRIQUE), n'a pas jugé utile non plus de signifier qu'il serait absent une dizaine de jours, aucun lien vers une psychologue (il y en a au sein de la clinique), aucun contact avec le médecin adressant (un malentendu a t il dit), malgré un courrier détaillé qui lui fut remis en mains propres et qu'il a lu en silence devant moi.

 la deuxième audience: devant un jury et une magistrate du CRCI, lequel siège de temps à autre et traite chaque cas en 15 mn (la salle d'attente est pleine de monde et c'est de l'abattage de dossiers), les représentants des assurances des médecins imputés sont visiblement bien connus de la magistrate et de certains jurés (ça va? Je ne savais pas que tu venais aujourd'hui, on mange ensemble si ça se termine tôt, ...). Le psychiatre imputé était là et a fait un magnifique discours "dans les règles de l'art": la patiente (qu'il a diagnostiquée en grave dépression sévère) était majeure, c'est à dire libre de décider ce qu'elle voulait, il n'avait pas à prendre contact avec son entourage par respect du secret professionnel et pas non plus avec le médecin adressant CAR IL EST LE PERE,(visiblement incompatible avec son appoche de psychiatre)il a souligné avec une emphase très docte l'importance CRUCIALE d'une ALLIANCE THERAPEUTIQUE avec SON patient..... qu'il n'avait pas à forcer Anne Catherine à être hospitalisée car une hospitalisation d'office a "des effets désastreux". Par contre que nous aurions dû procéder à une HDT et trouver un endroit pour ce faire (sic.... hôpitaux engorgés, lits occupés) par nous mêmes puisque nous étions si inquiets mais qu'il n'est pas là pour gérer les angoisses des familles.  SIC. Le courrier que mon mari lui avait adressé (avec une conversation téléphonique préalable) était clair et soulignait beaucoup d'éléments alarmants dont il n'a pas tenus compte. Dans sa tour d'ivoire freudienne, il essaye d'appréhender le patient comme un électron libre.... Dans d'autres spécialités médicales, mon époux est médecin et je suis infirmière en bloc opératoire après des années en réanimation, quand il existe un risque vital, on agit, on pare l'hémorragie quel que soit le consentement du patient ou de ses proches (je pense aux parents d'un enfant mineur témoins de Jéhovah qui refusent les transfusions: nous, soignants passons outre et obtenons très rapidement l'autorisation administrative). En cas de dépression majeure sévère (sic) chez une jeune fille cohérente, qui est revenue non forcée et conseillée par un psychiatre argentin (notre fille vivait en Argentine depuis 2 ans, son pays natal) chez ses parents pour initier un traitement d'une dépression existant depuis  2 mois et demi, que nous accompagnions au quotidien et vers un médecin spécialiste, il existait un énorme risque suicidaire, nous l'avions souligné, forts d'écrits que nous avions découverts,c'est le libre arbitre qui prime. L'être en désespérance  et au paroxysme de la souffrance doit décider, son entourage peut être pathogène, encombrant, il est donc souhaitable dans le cadre de la fameuse alliance thérapeutique de ne pas en tenir compte....... Le désespéré est donc seul au monde. Le psychiatre ne devrait il pas essayer de "creuser" les liens, quitte à éloigner le contact, mais essayer d'établir justement une alliance.... thérapeutique. Je n'oublierai jamais la réaction de'Anne Catherine au sortir de la CS avec ce psy (elle "fréquentait" des cabinets psy depuis 5 ans, elle n'était pas schizophrène, elle croyait à l'écoute, ne souhaitait pas de traitement médicamenteux. Elle a déployé beaucoup d'énergie avec ses convictions pour trouver la force de s'en sortir. Elle n'était pas "marginalisée", travaillait comme artisan, avait une vie sociale et amoureuse, faisait des projets et pas pharaoniques. Et puis un "épisode" dépressif sévère, elle est revenue chez nous et consulté ce PSY. Nous sommes coupables d'avoir pensé qu'il pouvait faire quelque chose, à vrai dire nous souhaitions juste qu'elle puisse poser son fardeau, faire un break, se laisser prendre en "charge", sans nous effacer. Visiblement en psychiatrie, le patient doit être isolé.Peu d'êtres humains vit la solitude. Cette approche psy est aberrante. IL FAUT QUE CA CESSE, mêm si bon nombre de personnes passeront au travers du filet mais IL IMPORTE QUE MALGR2 NOS LASSITUDES ET NOTRE CHAGRIN CHAQUE INSTANT EXACERBE, nous soyions plus nombreux à initier des procédures (avec le CRCI, càa ne coûte pas d'euros), c'est juste pour essayer de faire changer quelque chose et que la mort de nos enfants "suivis" serve à quelque chose. Je suis anéantie moi même. Ne croyez pas que je tiens le flambeau. J'ai besoin de vous. Je vous lis, jai connu peut être certains d'entre vous à Phare, où je suis allée toute l'année dernière malgré la distance, j'y retournerai, pour l'instant, question finance et "pas le moral", je n'y vais plus. Ceci dit, Thérèse s'est faite présente et ça m'a fait du bien. Je sais qu'elle lutte contre les "dysfonctonnements" aussi;
Elle a raison. Il faut l'appuyer. Levez vous malgré votre douleur.... insupportable et jamais calmée et qui ne se calmera jamais, je m'adresse aux parents qui ont été mis hors circuit par des psy

Peut être qu'Anne Catherine se serait suicidée un jour ou l'autre, mais là ne lui a pas été donnée la chance de s'en sortir. Sa désespérance a été décuplée par la désappartenance..... l'alliance thérapeutique. Le psy a dit le 14 janvier: moi, qui exerce depuis 30 ans, un suicide de patient est lourd à supporter. C'est un échec. Je n'ai pas eu l'impression pour autant qu'il remettrait en cause sa façon d'aborder les choses.

Je sais depuis le début que ce procès ne sert à rien, les forces d'inertie sont immenses, mais il y a des pays qui ont réussi à freiner le taux de suicide avec une politique de prévention, de contacts avec le consultant et son entourage. Les dysfonctionnements de la psychiatrie en France se doivent d'être énoncés. Et (c'est dur et usant) les familles d'enfants suicidés se lèvent en légion, organisent des procédures, même si ça ne débouche sur rien, on est las et là, mais il est important de combattre l'inertie des thérapeutes à qui beaucoup d'entre nous confient leurs enfants (mineurs ou non). Je sais, au vu de mon expérience pro, que sont hospitalisés essentiellement les cas sociaux. Et ça me paraît super. Mais des familles "normales" qui accompagnent leur enfant, quel que soit son âge, ne sont pas prises en compte, on héberge ou l'on vit avec notre enfant, on l'emmène consulter sans le forcer à monter dabs la voiture, et on se retrouve à la rue avec notre enfant, muni d'une ordonnance et que c'est bien comme ça. BASTA.

Soyez légion malgré votre immense chagrin, que je partage en chair propre, à initier des procédures, même si ça ne donne rien, mais une plage, ça se construit au fil des années avec des grains de sable. PHARE appuie, ça ressource les batteries. Moi j'ai envie de tout laisser tomber, je suis anéantie par le suicide d'Anne Catherine, je n'ai même pas une seule idée avec nos deux autres enfants et mon mari, j'ai envie de poser mon sac mais je ne sais pas où, je survis sans envie, je ne fais pas ce que je devrais, je fias ce que je peux, ils en souffrent, ils souffrent, j'en suis consciente, la réalité du suicide d'Anne Catherine est là, omniprésente, serait elle devenue envahissante a posteriori? Je crois que non, elle occupait sa place dans notre famille, après je ne sais pas, je me pose beaucoup de questions (voir psy....) et les relations n'étaient pas spécialement polémiques (voir psy, là aussi....Faut toujours que tout mal être, qui peut devenir une hémorragie, soit considéré par leur formation comme polémique/ problème de relation, surtout avec la mère.... Ref: tout ce qui a été publié et mis en oeuvre vis à vis de l'autisme: SACRE CONS!!!!)

vanille

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Re : a propos de la "prise en charge" de nos enfants dépressifs par les psy.
« Réponse #10 le: février 24, 2014, 03:37:05 pm »
Bonjour,
Je compatis à votre peine et à vos douleurs, AINSI qu'à votre combat.
Pour mon cas c'est ma petite soeur de 18 ans qui c'est suicidée... après plusieurs tentatives...non prises au sérieux...
Après avoir refusée l'hospitalisation pendant longtemps elle a enfin souhaité se faire soigné.
En effet, 10 jours avant son décès elle c'est rendue d'elle meme avec ma maman chez son médecin traitant.
C'était sa remplacente, devant les propos suicidaire de ma soeur elle l'envoie à l'hôpital le plus proche, dans lequel ma maman l'emmène de suite.
Après un accueil douteux puisque au vu de la lettre du médecin, la secrétaire lui rétorque un " toutes façons il n'y a pas de place", puis après un moment d'attente (et après une crise de colère de ma soeur) le psychiatre la reçoit.

Une heure après environ, ma soeur sort, et dit à ma maman " il a dit que j'était pas en danger et que pour lui la mort et les esprits n'étaient pas des sujets tabous". Voilà donc ma maman, n'ayant même pas aperçus le psychiatre se voit contrainte de rentrer avec ma soeur... dans un état au moins équivalent ( voir pire) qu'en arrivant.

10 jours après, suite à une mauvaise soirée ma soeur se suicide par médicaments.

Je me sent coupable d'avoir eu des mots maladroits... mais j'en veux à ces médecins...

Un mois après le décès de ma soeur nous avons obtenus le compte rendu de cet entretien psychiatrique.
C'est honteux ! Elle lui à clairement dit qu'elle avait déjà essayé de se suicider, qu'elle pensait à la manière de recommencer etc.
Il estime qu'elle n'est pas en dépression mais lui diagnostic des troubles du comportement peut-être Borderline (ou TPL maladie mentale grave). Puis il l'a laisse repartir sans avertir qui que ce soit....... ni lui apporter aucun conseil. RIEN.

Nous demandons le dossier médical.
Et comptons effectivement porter l'affaire devant les tribunaux.
J'ai le sentiment qu'elle ne devait pas mourir, qu'elle est morte par erreur...
Je n'en resterais pas là. je veux aussi que sa vie, ai un sens. Celui de faire connaitre cette maladie mentale et dénoncer ce système médicale qui " s'en fou royalement".

Courage à vous.