Auteur Sujet: Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !  (Lu 25104 fois)

ronald/fabrice

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #20 le: février 11, 2014, 05:51:58 pm »
L'amour est la seule chose qui ne s'achète ni se vend,
nous en avons donné en tant que parents
même si à présent nous avons des doutes sur la qualité et la quantité.

L'amour est ce qu'il y a de plus important dans la relation parents-enfants
et ils ne l'ont ni pesé, ni quantifié, même si à un moment de leur courte vie ils ont douté de notre amour,
souvenez vous, n'en avez vous jamais douté vous même ou même dis, ils ne m'aiment pas...

Nos anges savaient que nous les aimions, ils revenaient (pour ceux qui étaient plus dans la maison parentale)
ils cherchaient à nous faire plaisir quand ils se sentaient un peu mieux.

Les reproches que nous nous faisons sont injustifié parce que nous sommes profondément perturbés
par leur choix, mais c'est pourtant simple à comprendre, nous aurions probablement agis de la même façon qu'eux
si nous avions connus les même obstacles à une vie (normale).
Il nous ont certainement idéalise un certain temps
même si mon fils m'a parfois avoué qu'il n'aurait pas pu vivre ce que j'ai vécu et ce qui me restait à vivre,
il se languissait d'une vie familiale telle qu'il la connaissait de ses parents.

Il aurait tant aimé avoir un enfant comme ses soeurs et son plus jeune frère
maiss la vie qu'il menait avec ses bâts plus que hauts l'en dissuadait.
Mais il venait prendre du réconfort et on l'encourage ait toujours à tenir le coup
et ne pas se laisser aller à la boisson ou d'autres trucs néfastes.

Voilà, mais comme vous tous et comme eux nous sommes faibles
nous nous laissons aller à replonger dans le doute, dans le négatif, la peine insurmontable
que provoque cette absence qui n'en finie pas.

Je ne sais pas dire comme vous et je me refuse de le déclarer mort,
pour moi il vit dans ce monde parallèle au nôtre et n'a que rarement la permission de se matérialiser
ou de faire le pas jusqu'à nous, tout comme à nous il ne nous est pas permis d'y séjourner
le temps qui nous convient, ce serait la porte ouverte à n'importe quoi.

Mais le temps qui passe n'amenuise pas ma douleur alors que je suis sûr que de savoir patienter
allègerait un peu ma peine, c'est comme des amoureux qui souffrent de ne pouvoir être ensemble
tout en sachant que le weekend va leurs appartenir.
Mais là encore, il y a un temps bien limité puisque moi je n'ai pas la moindre idée du temps qu'il faudra
patienter avant que nous nous retrouvions.

Je vous souhaite une paisible soirée
si vous n'avez pas de difficultés particulières à vous souvenirs des bons moments
alors profitez en, même s'ils vous font pleurer
car la guérison passe par là et ne peut être autrement.

Je vous rejoindrais plus tard à nouveau
pour me décharger, cela me fais un peu de bien ...

Mes meilleures pensées à toutes et tous,
et le souhait que notre ange à chacune et chacun se manifeste pour nous redonner un peu de courage.

ronald


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thierry

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #21 le: février 11, 2014, 09:19:00 pm »
merci muriel de t est paroles tu m aporte un reconfort que je trouve nul par ailleur je vous remerci tous .2mois aujourdhuit jai vraiment du mal tous comme vous tous je pense a vous tous

muriel

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #22 le: février 11, 2014, 09:29:34 pm »
On pense tous à toi très fort Thierry .

Ronald , c'est touchant et il y a beaucoup de ce que je pense dans ce que tu dis .

Ils sont là , pas loin , ils sont là nos enfants , je le sens ce monde parallèle .

marie-claude

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #23 le: février 11, 2014, 09:30:56 pm »
Courage Thierry,

Tu n'es pas tout seul, tu as ta famille, ta campagne, ta superbe petite Mélissa et tu verras, le printemps approche et rien que le fait de prendre l'air, d'écouter de la musique etc... cela aide.

Ton fils il est là avec toi autrement mais quand même bien présent, il te réconforte et veille sur toi.Et puis le voyage en Inde qui se profile cela te permettra de commencer à retomber tranquillement sur tes pieds.

Courage je pense à toi et à ta famille.

Marie-Claude

ronald/fabrice

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #24 le: février 12, 2014, 06:45:18 am »
Bonjour,

je pensais revenir plus tôt dans la soirée mais j'ai encore terminé ma journée aux urgences
après deux malaises cardiaque en fin d'apres midi j'ai cèdé à mon épouse et me suis laissé conduire
à l'hôpital où l'on m'a osculté et fait plusieurs examens sérieux, il y a bien quelque chose au coeur
mais qui ne nécessite pas une surveillance rapproché, pas de caillot de sang dans les artères.

Rassurée, comme je le souhaitais, mon épouse va pouvoir un peu se reposer et moins se tracasser pour moi.
Je suis tout de même bon pour une surveillance et des soins ambulatoires avec un traitement adapté,
comme si je ne prenais pas déjà assez de médicaments.

Encore une nuit d'insomnie, une de plus, et combien il y en aura jusqu'à ce que je retrouve un peu de repos
en même temps que ceux qui dorment normalement, rien d'étonnant que l'organisme commence à dérailler...
J'ai tout ce qu'il faut pour faire dormir un cheval sur son dos, mais ce n'est pas reposant, se réveiller
la bouche pâteuse sans savoir où on est, l'impression d'avoir du plâtre jusqu'à la glotte, se lever et devoir
se tenir aux murs en même temps que sur ses cannes anglaises, ce n'est pas vivre.

Si c'est le prix à payer pour que notre fils soit en paix, mais je n'ai pas de confirmation à cette question que je me pose depuis un moment déjà.
Mon chagrin ne diminue pas, le nombre de questions ne fait qu'augmenter avec le temps qui passe
mes enfants doivent se demander si leur père et mère sont des zombis qui tiennent à tout prix s'occuper
de leurs petits enfants, hier soir encore, alors que nous étions en route vers l'hôpital, mon épouse
essayait de joindre notre fille qui normalement devait nous amener sa petite à garder ce mercredi.

Elle pour couper court, n'a que répondue que son compagnons se débrouillera,
plus tard, lorsque mon épouse pouvait enfin me rejoindre alors que je n'avais pas le droit de me lever
pour éviter un éventuel accident vasculaire en attendant les résultats, j'ai su que son compagnon
prenait une demi journée d'RTT pour s'occuper de l'enfant et l'après midi la petite serait chez la compagne
de mon fils cadet. Ainsi les jours se suivent, jamais identiques mais souvent à la limite du supportable
 pour ne pas ou plus avoir de temps à penser et quand vient le soir comme chaque matin, on plonge dans la réalité.

Celle où l'un, a prit sa décision de mettre fin à sa routine,
je ne peux imaginer un seul instant qu'il ait pensé à quel point il était capable de chambouler nos vies.
Il me manque, il savait qu'il nous manquerait à tous.
Je peux le lire dans le regard de chaque membre de notre famille et ne sais que dire pour essayer de consoler
parce je reste moi même inconsolable.

Le temps semble s'être arrêté le dix décembre, je crois que le printemps ne viendra jamais plus
moi qui aime tant cette saison suis à présent condamné à vivre des hivers successifs jusqu'a la nuit de ma vie.

Bises à nos anges

ronald









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muriel

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #25 le: février 12, 2014, 01:59:46 pm »
Ton fils ,que j'ai regardé longuement sur cette photo que tu as partagé ,( je l'embrasse et lui envoie mes plus douces pensées )  ne pouvait pas imaginer à quel point le chaos entrerait dans votre vie , de sa souffrance terrible il n'a pu se dégager , il a du lutter avant , car il vous aimait , son terrible mal-être était insoutenable .
Le dernier jour de sa vie il n'a pas pensé aux conséquences , il en était incapable .
Tu parles de parents zombie , oui c'est ça , mais quelque chose de conscient reste en nous , douloureusement nous sommes en possession de tous nos moyens , je parle de moyens de raisonnement . Eux ne l'étaient plus ...le dernier jour de leur vie .
Nous sommes tous d'accord pour dire que personne ne peut se mettre à notre place et vivre nos tourments , de la même manière nous n'étions pas à leur place .
Que nos Anges soient en paix , ils ont assez souffert ici .
Ne pense pas que cela me console de dire cela , j'ai mal à en crever .
Je vis , pour lui , pour ma fille , pour les miens . Pour lui , pour sa mémoire et à travers lui pour l'amour inconditionnel que je lui porte . Est-ce que je vis pour moi ? Je ne sais pas .
En fait je ne sais rien sinon que je tente de faire au mieux de ce que je peux .
Je crois que j'ai encore des choses à faire , ici sur terre .
Il n'y aura plus de printemps , ma saison préférée aussi . Il y aura d'autres saisons Ronald , celles de nos sentiments au gré de notre temps émotionnel . Il n'y aura pas que des hivers .
Ta fille , votre fille , n'essaie-t-elle pas de vous ménager en pensant ne pas vous fatiguer plus que vous ne l'êtes ?

Je t'embrasse .

marie-claude

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #26 le: février 12, 2014, 08:17:34 pm »
Bonjour Ronald,

Chaque minute, heure, jour ils sont avec nous ne t'inquiète pas d'une façon que nous sommes incapable de percevoir mais là tout de même, par contre je crois qu'eux aussi ont leur propre chemin à parcourir, faire de nouvelles rencontres, vivre autrement qui sait s'ils ne sont pas ensemble et enfin heureux.

Si tu savais comme je le souhaite, qu'ils soient enfin heureux et apaisés, sereins. Je sais c'est inconcevable de se dire que c'est la voie qu'ils ont empruntés, cela bouleverse totalement nos vies, nous fait prendre une bifurcation dont nous nous serions bien passés mais le fait est là, c'est inexorable. Ce que nous pouvons faire c'est de (sur)vivre du mieux que  l'on peut avec les cartes qui nous restent, bien sûr quelquefois il ne reste que le joker et d'autrefois l'as de coeur mais bon.

Il faut vivre Ronald, quelquefois avec une douleur effroyable, d'autres avec un peu plus de lumière au fond du coeur. Beaucoup de réconfort pour toi ainsi qu'à ta famille et je t'en prie prends bien soin de toi.

Marie-Claude

thierry

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #27 le: février 12, 2014, 09:10:09 pm »
bonsoir a tous je ne trouve pas les mots en se moment mais je vous remerci tous et je pense a vos anges qui sons avec hugo

ronald/fabrice

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #28 le: février 13, 2014, 06:28:18 am »
Bonjour Muriel, Marie-Claude et Thierry,

bien que nous soyons très fatigués de tout cela comme de notre santé à chacun(e)
comme vous tous je suppose, nous sommes, moi et mon épouse tout le temps prêts à intervenir pour garder
nos petits enfants qui nous distraient par leurs jeux et leurs joies.

Et aussi pour soulager un peu l'aînée de nos filles qui passe d'un examen au suivant puisqu'elle est en formation
continue encore jusqu'en juin pour obtenir son diplôme d'infirmière.
Ce n'est pas non plus facile pour elle, en tant que soeur de notre fils, elle l'aimait bien, et avant son départ
elle a comme nous tous vécue le décès de la grand mère maternelle tout juste quatre semaine s avant le frère.

Je ne cherche pas à la surprotéger, mais c'est elle qui a demandée des soins appropriées pour sa grand mère
deux heures avant la fin pour que l'équipe soignante libère un peu les voies respiratoire de la mourante.
 C'est elle aussi lors du stage après le décès de son frère un matin à 7:30 h/mn est tombée sur l'un des patients
suspendu à sa potence de lit médicalisé et sans vie.

Même si elle côtoyait la mort chaque semaine depuis ses dix ans d'expérience dans le milieu du troisième âge et Alzheimer, c'est que depuis qu'elle a reprise ses études que tout arrive à la fois,
Il y a une part de choix aussi, quitter le père de son enfant, lui laisser appartement et tout lereste
pour s'installer chez nous en attendant d'avoir terminé sa formation.

C'est vrai que cela est bien fatigant pour chacun, mais de là à penser que cela me touche au point d'affecter physiquement mon coeur, je n'aurais jamais imaginé, j'en doute d'ailleurs encore.
Mes derniers examens dates de cinq ans dans un CHU renommé (Brabois Nancy) où l'on m'a affirmé que j'ai un organe d'une vingtaine d'année alors que j'approchais mes 55.

Chez mes parents comme les grands parent personne n'avait de soucis cardiaque,
je serais le premier, et cela de façon plutôt brutale puisque cinq ans plus tôt j'aurais fais le bonheur d'un candidat à la greffe si mon cerveau avait lâché.

Mais bon, mes soucis ne concernent pas ma personne, peut être que maintenant Ils ne font que commencer
puisque mon épouse s'inquiète tout comme mon fils qui craint devoir prendre la place du dernier homme de la famille

Mon plus grand malheur c'est l'aîné qui n'est plus parmi nous,
pour lequel j'espère que son geste ne le pénalise trop, à qui j'ai bien souvent répété que nous n'avons pas de droit sur notre propre vie, que seul le créateur qui l'a donné pouvait aussi la reprendre.
il devait disjoncter pour n'en tenir compte, comme chaque enfant de ce forum pour lequel tant de larmes sont versés.
Qu'il se nomme Hugo, Karen, Sébastien ou Brice, ils ont finis de souffrir, ils ont trouvés le remède que nous
n'aurions jamais utilisé.

Ils ont seulement soulagés leur propre souffrance, qu'importe la nôtre ou plutôt la mienne car je n'ai pas à parler au nom d'autres personnes,
puisque d'une certaine façon je ne pouvais pas l'aider, il était devenu muet et je n'ai pas su faire mieux que de l'imiter
j'étais devenu incapable,
moi qui pensais tout maitriser et qui voulais donner l'exemple, j'ai eu la leçon de mon fils comme quand on dit
"aide toi et dieu t'aidera" il s'est battu contre ses fantômes et je n'étais pas à ses côtés, je l'ai abandonné.

Si je finis par avoir des problèmes de santé graves, c'est peut-être que je les mérite bien
moi qui souhaitais un enfant en 1978 pour que mes beaux parent ne puissent me refuser la main de leur fille
et finalement je ne fais qu'un piètre père incapable d'aider son fils plus tard à retrouver le chemin de la joie
et du bonheur.

J'espère qu'il me pardonnera un jour, je comprends mieux qu'il n'ait laissé le moindre mots en partant

Bises à vous tous, soyez en paix

ronald











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muriel

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #29 le: février 13, 2014, 10:40:26 am »
Sébastien n'a pas laissé de mots , et alors ? Qu'aurait-il pu écrire ? Était-il en état d'écrire ? Je savais qu'il m'aimait , je savais qu'il luttait , je ne suis pas toute puissante , je n'ai pas pu le sauver de ses propres démons non plus. Serais-je condamnée pour cela . Non .
Sébastien ne comprenait pas que l'on puisse se suicider , il l'a fait ce pauvre petit .
Personne ne lui en tiendra rigueur , s'il y a un au-delà . Ni ici , ni ailleurs . L'enfer est sur terre , son geste ne le pénalisera pas . Qu'il l'ai prémédité ou pas , c'est une insidieuse idée qui se développe en soi , malgré soi . ( et personne n'est à l'abris , convictions religieuse ou pas .)
Ronald , as-tu lu le livre de Lytta Basset " Ce lien qui ne meure jamais " il t'apaisera un peu peut-être sur ce point qui rajoute à ton immense chagrin .

Thierry , les mots manquent souvent , ils viennent ou pas et ton silence en dit tout aussi long .

Bises à tous et toutes .

ronald/fabrice

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #30 le: février 15, 2014, 05:12:12 am »
Bonjour Muriel,

je ne sais comment interpréter ton commentaire, ce que tu ressens,je crains de t'avoir blessé
dans ma dernière réponse, ce n'ai pas du tout ce que je voulais.
Je m'en veux si c'est le cas.

Je me suis libéré de mes pensées sans réfléchir, à l'avenir, s'il y en a, je ferais bien d'analyser un peu
ce que je tiens à partager.

Vous toutes et tous, qui avez souffert ce que je connais aussi, ne méritez pas qu'on vous blesse ,
même si c'est involontairement, j'en pleure.

Pardonnez moi
ronald
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muriel

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #31 le: février 15, 2014, 10:44:39 am »
Bonjour Ronald ,

Pourquoi serais-je fâché , tu souffres tant . Non , je lis bien toutes tes questions , tout ton désarrois face à l'horrible , l'impossible  .
J'ai juste , en effet , bondi littéralement à l'association du mot " disjoncté " et mon enfant .
C'est sans doute pour cela que j'ai été si sèche alors que j'avais simplement envie de te dire n'ai pas peur , aussi que parfois une lettre , un mot serait aussi difficile à lire autant qu'a écrire pour certains car en fait nous ne savons rien de ce qu'était leur pensées . Juste une indicible souffrance , dont nous n'avons pu voir parfois , souvent ou pas du tout que la face émergée de l'iceberg .

Je t'embrasse et pardonnes moi pour cette réponse qui t'a fais pleuré ( si tu me voyais , je pleure comme une fontaine , mais je vais vite me faire un café et me détendre avec mille douces pensées pour nos Anges et leur parents )

ronald/fabrice

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #32 le: février 15, 2014, 06:05:35 pm »
Trois quart de mon texte a disparu, cette tablette qui lui appartient m'en fait voir, tant pis, je ne recommence pas puisque je ne sais plus avec précision ce que contenaient les premières lignes.

Tu as raison, qu'aurait-il pu écrire, (Brice mon fils) qui quelques semaines avant, alors que nous étions seuls,
côte à côte, n'a rien dit, alors qu'il était libre de dire ce qu'il voulait.
Je lui permettais tout, il ne se gênait pas de me dire que je suis con,
que je ne savais pas ce que veut dire partager, puisque mon frère et ma soeur m'ont donnés le statut de fils unique !

A l'avenir, je ne vous citerais plus par votre prenom, sauf si je m'adresse précisément à vous seul,
je vous citerai seul et non réunis comme je l'ai fais deux fois ci-dessus.

Je suis trop sensible, je ne vis plus assez pour mon entourage, excepté pour mes petits enfants
qui ont une autre approche de ce que je vis,
je suis devenu trop franc avec mes interlocuteurs à qui je dis que la peur n'existe plus du tout
depuis le dix décembre, avant elle n'était qu'un garde-fou pour moi, comme la brûlure d'une bougie
et à présent je pense que ce n'est que l'odeur nauséabonde qui me ferait retirer mon membre d'une flamme.

Mon épouse est venue voir comment je vais, car elle s'absente
pour voir ce qu'il faut faire dans la maison parentale mise en vente fin décembre,
toujours est-il que je ne l'ai entendu m'appeler à plusieurs reprises car je sommeille profondément,
je prends trop de morphine, la dose prescrite est encore plus élevée que je n'en avale.
Mon sommeil est plus proche du coma que du repos que je recherche, là aussi je dois trouver une solution.
Pas celle d'obliger mon épouse à hurler mon prénom de désespoir pour me réveiller.

Je fais de plus en plus de mal autour de moi, que ce soit dans la vie de chaque jour
ou même ici où je cherche du réconfort et où il est plutôt utile d'en donner.

Je vais changer ma signature, il est parti et je ne lui ai même pas laissé un mot, j'aurais pu le rassurer plus que je ne l'ai fais, j'aurais pu lui répéter encore et encore qu'avec notre aide il y arrivera, j'aurais pu et j'aurais dû mais voilà je n'ai pas et ne pourrais jamais plus.

Je me sens si seul, peut-être pas autant que lui-même, j'espère encore pouvoir lui demander pardon
et je cherche comment le faire comment le joindre sans blesser quelqu'un ni personne.

Déjà si tard dans l'après midi, je ne suis pas lavé, à peine levé une fois pour les besoins naturels
et incapable d'en faire plus je me traine en écrivant depuis déjà au moins deux heures,
pas étonnant que cette tablette me joue des tours.

Je vais vous laisser
me soigner un peu mon apparence, prendre un café
attendre le retour de ma bienaimée

Mes plus douces pensées vous rejoignent
une partie se consacre à la prière pour nos absents partis trop tôt,
(ma façon) d'essayer d'intercéder et d'entrer en contact avec eux (chacun(e) fera ce qu'il/elle sait faire le mieux

Je parle seulement de vive voix quand le désespoir me submerge.

Bises amicale Muriel et à vous tous

ronald



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muriel

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #33 le: février 15, 2014, 09:58:38 pm »
Cher Ronald ,
Ne te prive pas de livrer toutes tes émotions , comme chacun et chacune d'entre nous tu cries ta douleur , tu consoles et tu pleure .
Ne te t'auto-censure pas , nomme si tu le veux les noms et prénoms , je le fais bien moi-même .
Droit d'expression , droit de réponse et notre sensibilité à fleur de peau avec . On est tous sens dessus dessous .
Point besoin d'allumer une mèche pour mettre le feu à notre poudre .
Et puis c'est notre thérapie de groupe non ?
Bises .

ronald/fabrice

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #34 le: février 16, 2014, 07:09:59 am »
Être autant perturbé me dérange, me fais même peur,

peut être parce que j'étais longtemps directement concerné en soignant ma maman malade d'Alzheimer qui a finit par décéder chez moi, la chambre que je lui avais réservée était celle de notre fille aînée et quand je m'y retrouve j'ai d'étranges sensations.

C'est une terrible maladie qu'il faut aborder avec beaucoup d'esprit et de retenue, les gens confrontés à cela sont mal préparés et souvent très peu aidé, les centres de soins ne sont pas assez nombreux et souvent très cher et inaccessibles pour les gens qui n'ont de revenus élevé.

Les malades ne doivent être brusqués, il ne faut les contredire, ils ne comprennent pas ce qui leur arrive et passent par de nombreux stades, des phases de la maladie qui les perturbent gravement, parfois ils disent eux même qu'ils sont en train de perdre la raison et demandent à être enfermé dans un centre adapté.

 Ils finissent dans un état de dépendance complète, comme j'habite un appartenant non adapté à l'équipement médical je me trouvais dans l'obligation de la porter à bout de bras pour qu'elle continue à manger avec nous, puis la porter à l'étage pour la mettre au lit le soir...

Au départ, lorsqu'elle habitait encore dans sa maison elle était consciente de l'état de son petit fils et elle lui parlait beaucoup, l'encourageant à se soigner pour abandonner l'alcool en se faisant aider. Après il y a eue la période où nous avions deux malades, c'est la plus difficile lorsque l'un a besoin d'autant de soins que l'autre.

Mais qu'on n'a pas les deux au même endroit, le fils vivait sa vie ailleurs mais devait être suivi et ma maman chez moi qui demandait toujours plus de soins au fil du temps qui passe. Forcément, les besoins augmentant chez l'un me faisaient perdre de vue et mettant de la distance pour les besoins du fils, il s'est retrouvé un peu seul. Cela l'a sûrement affecté plus qu'on ne l'imaginait. Je finis aujourd'hui par constater le désastre.

La peur de mal faire, la mauvaise gestion par manque de temps mais aussi parce qu'on se trouve dépassé par tout, peur de blesser ses proches et moins proches, même nos ami(e)s pâtissent de notre état et on finit par ne plus savoir ce qu'il faut préserver et ce qu'on peut laisser tomber.

Je vais essayer de me reposer
 une pensée pour nos anges

 A plus tard
ronald
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Ange

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #35 le: février 16, 2014, 08:12:28 pm »
Bonsoir Ronald,
Tu culpabilises et c'est bien normal car nous culpabilisons toutes et tous après la mort de notre enfant!
Je voulais te dire que je connais bien la maladie et le manque de temps...et le manque d'argent plus de gros problèmes familiaux ainsi que professionnels. Nous aurions aimé donner plus à nos enfants, plus de temps, plus d'amour...plus de tout!! Si nous avions su...nous aurions fais autrement, nous aurions été différents MAIS comment imaginer une seule seconde? Et quand bien même...cela aurait' il changé quelque chose? Lorsque je lis tous les drames, un grand nombre de familles est plongé dans le chaos alors qu'il n'y avait pas de problème de santé, pas de problème financier, de l'amour, de la joie et du bonheur.
Mathilde nous a laissé un courrier...cela ne m'explique pas son geste, ne nous explique pas à son père et à moi. Ça n'a fait que renforcer ma culpabilité, renforcer mes doutes et mes questions!?!
Je t'embrasse, prends soin de toi car tu le mérites...tu aimes tes fils et tes filles, ta femme <3
Angélique
Angélique,DEDE, Angel et enfin Ange...je suis la maman de Mathilde qui a eu 14 ans le 1er mai 2012 et s'est suicidée le 17 juin 2012

ronald/fabrice

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #36 le: février 17, 2014, 07:40:49 am »
Je ! Que c'est moche de commencer par "je"

Oui, je relis ce que j'ai écris et entre mes textes je revois vos réponses et toutes ces tentatives d'apaisement,
il y en a une que mes larmes et pleurs ont rendus si flou que je l'ai ignoré sans m'en rendre compte,
et j'ai tout simplement manqué de remercier l'auteur, elle est particulièrement touchante et vraie,
ils sont bien là nos anges et parfois si proche qu'on pourrait sentir leur souffle s'il possédait toujours un corps.

Merci Marie Claude, merci de me le rappeler parce que mon fils ne semble pas être revenu depuis un moment déjà.
Il est venu se manifester trois fois depuis le dix décembre mais sans vraiment se montrer
pour que je le reconnaisse formellement.

Il s'est manifesté  par sa souffrance et sa douleur lors de son départ pour cet autre monde
qui nous est très étranger, puis il est revenu afin que je distingue une entité que je ne reconnais pas mais qui d'un autre côté ne pouvait être que lui parce que ma belle mère partie trente jours plus tôt n'a pas le besoin de se manifester auprès de moi juste 14 heures après le départ de son petit fils.
Et une dernière fois alors que notre petite fille qui dormait la chambre à.côté et d'un sommeil très perturbé pleurait à plusieurs reprises et plusieurs nuits d'affilée, je me suis dis qu'il n'allait tout de même pas aller jusque là et déranger cette innocente enfant dans son sommeil. Mais il aimait beaucoup trop les enfants pour faire une chose pareille.

Je m'étais bien sûr réveillé au cours des premiers pleurs de l'enfant et cette idée m'ayant à peine effleurée , je couche sur mon côté droit face à mon épouse le dos plutôt  découvert pour ne pas transpirer, j'ai senti deux mains se poser contre le creux de mes reins, des mains chaudes qui ne pouvaient pas appartenir à quelqu'un d'étranger !

Je sais que cela peut paraitre fou, que de nombreuses personnes peuvent douter que de pareilles choses existent et que tout au plus ma peine et mon chagrin me font perdre la raison.

Plus haut j'écris que l'on ne peut ressentir le souffle de nos anges parce qu'ils ne possède plus de corps, comment pourrait- il se servir de ses mains dans ce cas ? J'avoue ne pas avoir l'explication. Cela me rend perplexe...
Mais depuis cette dernière manifestation il n'y a plus rien eue d'autre, rien de réconfortant puisque celles obtenues étaient des remises en place et n'avaient rien de rassurant.

Je ne suis pas terrorisé par ce genre d'expériences  mais plutôt déçu de n'avoir pas de signe de bien être de sa part. Je me pose des questions sur l'avenir, mes demandes sont précises et plutôt portés sur l'état de bien être du genre de manque que pourrait éprouver l'esprit dépourvu du corps et du pardon libérateur de ce dernier.

Nous même vivant, avons souvent besoin d'être rassurés après avoir fais du tort ou quelque chose à quelqu'un, que ce soit volontaire ou involontaire nous aimons obtenir le pardon, je pense à des personnes qui ne sont pas croyantes. Particulierement à d'anciens voisins qui ne sont pas pratiquants dans la foi et qui s'empressaient de demander pardon d'avoir agis de façon à créer des ennuis à l'un ou l'autre dans le voisinage, ils étaient vraiment mal tant qu'on n'avait ouvertement formulé ce pardon qui pour nous n'était qu'un truc complètement superficiel.

Voilà, je suis content d'avoir relu le sujet et surtout d'avoir pu dire merci Marie Claude
de nous rappeler les nombreuses manières qu'utilisent nos anges, mais vous autres le faites aussi souvent
alors que vos textes je ne les avais pas manqués.

Il me reste quelques heures de repos avant de retourner chez le médecin

Je vous souhaite aussi du repos et un peu de soleil pour un meilleur moral
 la grisaille n'est pas bon pour se sentir mieux

Douces pensées à nos anges, à mon fils qui me manque tant
Parti sans le moindre mot !
J’aurais tant souhaité qu’on échangent plus, comme au temps, j'étais si fier de toi …
Je le suis toujours mais ne peux plus te le dire.
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marie-claude

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #37 le: février 17, 2014, 09:25:25 pm »
Ronald et Thierry,

Vous savez l'amour, l'admiration qu'un fils et un père se portent mutuellement tout cela demeure pudique dans le domaine du non-dit mais cela empêhce-t-il de ressentir de part et d'autre tous ses sentiments mutuels ? Que nenni bien au contraire, vos fils ressentaient votre fierté de Papa à leur égard et votre immense amour.

Ne vous sentez pas coupable de rien bien au contraire, ils se sont rendus à l'âge d'homme et ils savouré de bons moments j'en suis certaine, souvenez vous de toutes les activités, les bons moments passés ensemble où tout coulait de source.

Je sais c'est difficile, dur, invivable mais pour eux nous devons absolument tenir le fort bien allumé car je crois qu'ils ont un besoin vital de cette lumière qui diffuse clarté et amour en abondance.

Marie-Claude xxx

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #38 le: février 18, 2014, 12:11:10 am »
Ce domaine masculin où l'affectif semble absent, est effectivement une barrière entre père et fils
même lorsque les deux partis fond de leur mieux pour repousser cette pudeur.

Je me souviens de mon éducation où le garçon était l'être fort qui ne pleure pas
et les bisous étaient plutôt des câlins de filles entre filles, mes souvenirs de démonstrations d'affection et de bisous sont peu nombreux.
Nous ne nous embrassions pas avant d'aller nous coucher le soir, ni le matin avant de prendre le chemin de l'école.

Dans ma propre famille j'ai essayé d'éliminer un peu cette vieille habitude
et mes garçons comme mes filles s'embrassent et en font de même en venant chez nous.

Me voilà à écrire au présent même pour notre fils absent  :'(
mais c'était bien ancré chez nous, il y a eu d'autres obstacles qui étaient plutôt de l'ordre de l'incompréhension
et de conflit de génération que je repoussais autant que celle de l'homme viril qui ne ressent rien.

Nos silences étaient peut-être le résultat de trop de rabâchages et de promesses non tenues,
les objectifs jamais atteins, les projets même engagés qui prenaient fin prématurément.

Je ne sais plus, j'ai parfois l'impression que trop n'est pas bon tout comme pas assez
et il est trop tard pour mieux faire.

Je vous laisse, mais ce que vous écrivez m'a fait du bien
je vous en remercie
je vais me coucher, essayer de me repose, demain matin je me prépare au départ pour hospitalisation,
rien de grave ce n'est qu'une coronarographie.

je vous dis à bientôt à toutes et toi Thierry
ne perdez pas espoir, je pense à nos anges puisque je vais avoir du temps libre plusieurs jours et nuits
que je ne dormirais pas chez moi.

Bises à tou(te)s
ronald
Parti sans le moindre mot !
J’aurais tant souhaité qu’on échangent plus, comme au temps, j'étais si fier de toi …
Je le suis toujours mais ne peux plus te le dire.
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marie-claude

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #39 le: février 18, 2014, 08:13:19 pm »
Bonjour Ronald,

Tout d'abord je voudrais te dire de bien faire attention à toi durant ces quelques jours, ta santé elle est importante et tu as une merveilleuse famille qui est là et qui t'attend.

Tu sais je pense qu'on à tous des non-dits ,avec nos enfants, de ces moments que l'on aimerait tant pouvoir récupérer pour pouvoir les remodeler en enlever toutes aspérités, hélas ce temps est révolu mais les regrets demeurent .... stériles. En tous les cas pour moi repenser à tout ces j'auarais dù, pourquoi cela ne s'est-il pas produit etc... me mine, me tue lentement et inexorablement, j'essaie de les faire taire mais toujours ils resurgissent même la nuit.

Il faut essayer de s'en sortir, de trouver une piste, de reprendre haleine et de tenir bon malgré tout.

*J'utilise le tutoiement car je me dis que l'on fait partie d'un même maillon mais si cela te pose problème, n'hésite surtout pas à me le dire.

Marie-Claude