Auteur Sujet: Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !  (Lu 25103 fois)

ronald/fabrice

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #40 le: février 19, 2014, 12:59:23 am »
Bonsoir Marie Claude,

me voilà hospitalisé et j'ai pu me connecter à la wifi de l'établissement ( 1euros par jour.)
Mais cela je veux bien le dépenser rien que pour me rendre sur ce forum mais aussi pour garder le contact avec ma
fille loin de chez nous en Meuse qui m'envoie souvent une vidéo du petit fils.

Mon épouse reste en contact aussi par internet.

J'ai été questionné par une personne qui gère l'administratif et semble remplir différents documents, tel celui pour le médecin, pratiquant l'examen, des questions qu'on ne m'a jamais posée dans d'autres hôpitaux.
Êtes vous anxieux concernant ce que nous allons vous faire demain ?
Désignez plusieurs personnes de confiance dans votre entourage, précisez vos liens...
Savez vous pourquoi vous êtes ici ?
Savez vous comment cela va se passer ?
Et j'en passent.

Concernant l'anxiété, tu dois imaginer à quel point je me sens concerné
elle me regarde, prête à frapper sur son clavier d'ordinateur chaque mot sortant de ma bouche
et s'étonne de m'entendre dire que je ne m'en fais absolument pas.
Je m'en fou pratiquement, je le fais pour rassurer mes proches qui sont anxieux et ont peur de me perdre,
ils ne méritent pas qu'autre chose vienne les abattre après tout ce qui les accablent déjà.

Pour plus de précision j'ajoute qu'après le décès du fils, je ne vois pas ce qui pourrait me faire.souffrir plus
si ce n'est en donner encore un ou une de mes enfants à l'eternité. L'au-delà !

Elle, cette secrétaire ressemblant plus à une infirmière qu'à quelqu'un qui fait que de la paperasse 
s'est arrêtée, m'observant d'un air bizarre, me demande comment il est décédé ce fils
et je lui réponds honnêtement "pendu".

Elle reste silencieuse après ce mot, me regarde, mes yeux sont gonflés de larmes et elle se lève pour aller rapidement aux toilettes de cette chambre que je n'avais pas encore visité, en ressort avec une épaisse boule de papier
 qu'elle me tend alors que j'avais sorti un paquet de mouchoirs de mon tiroir de table de chevet.

 J'accepte cette boule de papier, l'arrange un peu en l'étalant à plat et essuie mes larmes, elle est toujours silencieuse
mais elle aussi c'était mise à pleurer, je pense à la compassion qu'elle me témoigne mais je reste étonné,
elle me demande gentiment mon paquet de mouchoir que j'avais déjà rangé et je m'exécute.

Elle est restée près de moi, très longtemps, me racontant la disparition de son fils deux ans et demi plus tôt,
la tristesse de son mari suite à ce drame, elle devait être très touchée par mon altitude,
me comparer en silence à son propre mari bouleversé et très souvent en pleurs comme moi.

Puis elle m'a expliqué de quelle façon elle avait été obligée de reprendre son travail,
forcée par le médecin conseil avec ces mots
"Vous ne pensez pas avoir été assez longtemps en arrêt pour votre fils qui de toute façon ne reviendra pas".

Puis au travail elle a été obligée de changer, passer à celui quelle faisait maintenant parce qu'elle ne travaille plus assez rapidement, et l'on continu encore de la menacer si cela ne change pas à l'avenir !

Elle m'a prévenue de l'effet de vagues se faisait ressentir dans l'évolution de la peine qu'on éprouve,
que je ne devais pas m'attendre à mieux, mais à quelque chose d'un peu différent mais toujours aussi dur
et difficile à vivre parce que cela reste l'enfant qu'on a perdu, la même souffrance,
plus espacée parfois mais toujours aussi pénible.

A peu de choses près nous étions sur le point de nous jeter dans les bras l'un de l'autre,
plus tard elle est revenue avec des sachets de blouses stérile, les explications pour la procédure qui m'attend tôt dans la matinée, puis un nouveau silence et une seconde fois elle m'observe longuement sans plus un mot comme figée elle restait là (incapable ?) ses yeux cherchant les miens, c'était presque inquiétant, pour moi qui ne recule pas (au sens figuré comme au sens propre} je me demande si elle a souvent ce comportement.

Je sais que demain après cet examen si je la vois encore, je vais lui demander son nom, une adresse pour la joindre plus tard quand toute cette histoire de soins sera passée, il me semble que nous en avons besoin tout les deux.

Merci Marie Claude, il n'y a aucun problème
avec le tutoiement, cela me met aussi un peu plus à l'aise

Douces et tendres pensées à tous nos anges
 mes larmes sont comme la saison, froides, brulantes de sel sur ma peau
 creusant petit à petit de nouvelles rides qui racontent ta vie, mon fils.
Parti sans le moindre mot !
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ronald/fabrice

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #41 le: février 28, 2014, 11:00:54 am »
J'ai vécu une terrible journée hier,
 je suis resté dans mon lit et me suis relevé que ce matin aux premières heures du jour
pour prendre mes médicaments. Avec tout ce retard je n'en ai pris qu'une petite part.

Je t'avais dans la peau, non bien plus, tu étais dans tous mes organes.
Je n'étais plus que souffrances, je ne te trouve pas, je ne peux pas crier aux murs ce que j'aimerai te dire.
Je suis seul, un moment du moins, jusqu'à ce ta nièce vienne me changer les idées quelques minutes
avant de repartir avec ses pieds dans mes pantoufles et moi au lieu d'en rire je me suis fâché un peu,
cela aurait été suffisent mais non, j'ai écris une méchanceté à ta mamie qui elle même souffre déjà.

Elle qui commence à se demander comment continuer si moi j'abandonne,
je comprends et pourtant je ne sais pas me contenir, je regrette tant ce que j'ai fais
mais je ne peux effacer ces mots d'un revers de main, encore peine de plus comme s'il n'y en avait pas déjà assez.

Si seulement tout cela n'était qu'un cauchemar.

Tu me manque mon grand, tu n'imagine pas à quel point !
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sylvie78

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #42 le: février 28, 2014, 07:36:14 pm »
Bonsoir Ronald,
chaque jour que nous vivons depuis la mort de nos enfants est plein de douleur,  parfois elle se lève avec moi, je sais que cette journée sera difficile; quoi que je pense cela me ramène à Arthur et me fait mal, je sens comme un flot de douleur qui s'emplifie de jour en jour pour exploser, je pleure alors à gros sanglots sans pouvoir les retenir jusqu' à ce que la douleur s'apaise pour quelques jours et puis de nouveau le niveau monte. J'ai explosé mardi, depuis c'est mieux mais je sais que ça revenir, ce cauchemar n'en finira pas. cette journée a t'elle été moins terrible pour toi?
Tu (vous) m'as demandé si j'arrivais à avoir des moments de solitude, oui, et j'en suis heureuse, je vis avec le petit frère d'Arthur il va avoir 20 ans dans 10 jours, il n'est pas souvent là le we et quand je ne vais pas chez mon compagnon, je me retrouve seule, en tête  avec Arthur, c'est bon je trouve, lui parler à voix haute, pleurer sans retenue, dormir avec une de ses peluches qu 'il avait gardée pour retrouver l odeur qui caractérisait Arthur, un mélange de cigarettes et de je ne sais quoi. j'aime ses moments et quand j'ai besoin , c'est le papa d'Arthur que j'appelle, nous sommes divorcés mais je ne peux partager certaines choses qu'avec le père de mon enfant. Nous ressentons la même douleur de l'avoir perdu. Il ne faut pas abandonner, nos enfants et petits enfants ont besoin d'avoir un papy, une mamie pas forcément toujours gais, mais ils sont déjà suffisamment malheureux d'avoir perdu un frère, un tonton, il ne faut pas en rajouter.
Je t'envoie une affectueuse pensée, et j'embrasse nos anges.

ronald/fabrice

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #43 le: mars 01, 2014, 06:45:29 am »
Merci Sylvie pour ta réponse,

si je peux te tutoyer pour que nous nous sentions un peu mieux, mais avec respect bien sûr,
je ne sais pas si je fais bien d'être honnête en écrivant que mon épouse et moi sommes partis 24 heures
dans la Meuse, chez notre fille et petit fils Arthur...

Il n'a que huit mois, mais illumine les yeux de tous spectateurs, il se met debout seul à l'aide de n'importe quoi
qui est plus stable que lui même.

A part cette joie je ne me sens pas vraiment mieux, mon épouse me laisse ressentir ouvertement entre nous
l'injustice que je lui ai reproché jeudi, peut-être à raison parce que je lui ai demandé pardon par écrit et
suis à ses yeux trop lâche de le faire de vive voix.

Mais je ne suis pas bien du tout et je ne souhaite pas éclater en sanglots en lui demandant ainsi,
je dois d'abord arriver à mieux canaliser ma peine pour contenir mon émotion.
Et j'ai peur que cela ne dure encore quelques jours, et c'est si fort que des idées noires me submerges
au point que je me pose la question "devrais-je consulter un psy ?"

J'ai consulté plusieurs fois par le passé, pour mes douleurs suite d'un accident du travail
et n'en étais jamais satisfait, je les trouve plus aptes à se soigner qu'à soigner et pour exemple,
j'ai fais une demande de cure pour soigner ma jambe, le médecin chef du centre de cure m'a conseiller de voir un psychiatre avec qui il travaille (collaboration) et ce psy accélérait l'acceptation que la caisse doit obligatoirement donner, mais voir un psy pendant huit mois, et l'entendre dire "ce n'est pas le moment" alors que je le voyais chaque semaine durant ces longs mois ???

La question "arriveez vous à vous isoler pour pleurer ou méditer" était pour toutes les mamans de ce forum,
mais aussi pour Thierry.

J'ai la chance d'être proche de mon épouse, nous vivons maritalement depuis 1978, année de naissance de notre fils disparu, oh je m'exprime mal cette fois...
Nous sommes mariés depuis juin 78, mais je lui laisse plus d'espace depuis.ce drame, je ne voudrais pas l'étouffer en essayant de la consoler, j'ai seulement l'impression qu'elle ne souhaite pas avoir d'échanges avec moi à ce sujet.

J'ai proposé ce forum il y a quelques semaines, mais me suis ravisé de suite en pensant qu'elle voudrait restée anonyme, mais je ne l'ai pas dis de vive voix, ça non plus. Puis il y a quelques jours j'en ai reparlé en rectifiant car elle m'a de suite rappelée ce que j'avais dis la première fois.

J'ai pu lui exposer ce que je pensais, et qu'en fin de compte c'était peut-être même un avantage de mieux communiquer sans pour autant s'adresser la parole (bien sûr, uniquement concernant la perte de notre fils)...
Cela semblait lui convenir, mais elle n'a pas commencé depuis.

Voilà quelques réponses pour toi Sylvie, et de quoi lire pour tout le monde.

Ce sont mes journées, mes nuits, ma nouvelle vie
et cet immense manque de ce grand garçon, il y a quelques jours, comme je ne le vois plus,
 j'étais tout à fait par hasard sur un tres grand parking de magasin à attendre mon épouse  sur le siège passager le temps qu'elle fasse une petite course pour du pain et trois bricoles, en fait elle venait de quitter la voiture et moi je regardais vaguement sur les gens allants et venants.

Quand tout à coup j'aperçois quelqu'un ayant la démarche et le profil de notre garçon,
je crois que c'est à ce moment que cette nouvelle vague a fait ses premiers effets, j'ai presque crié son prénom à tel point qu'en remarquant mon erreur, je me suis tourné vers l'entrée du magasin pour voir
si mon épouse n'avait pas par hasard entendu mon appel presque désespéré.

Lorsqu'elle est revenue, pas bien longtemps après jr dormais, je ne savais même plus où je me trouve,
j'avais froid, je ressentais en moi comme un choc profond, je crois bien que ma crise était à ses débuts.
Pourvu que cela s'estompe u moins un peu !

Mes meilleures pensées, à toi Sylvie, à toutes les mamans et à Thierry qui m'inquiète un peu par son absence,
sans oublier tous nos anges, que j'espère tous en paix et heureuses et heureux

ronald
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sylvie78

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #44 le: mars 01, 2014, 08:57:35 am »
Bonjour Ronald,
c'est magnifique d'avoir un petit fils qui s'appelle Arthur, il y a 24 ans ce prénom n'était pas à la mode et sa grand mère voulait qu'on l'appelle Romain, alors que ce prénom lui allait si bien. J'espère qu'Arthur t'apportera beaucoup de bonheur comme le mien m'en a apporté. Il m'arrive aussi de voir des garçons qui me font penser à lui, car Arthur avait les cheveux mi long, il était blond aux yeux bleus avec une moustache et barbe légère. Une dame, une fois vers Noel lui a dit qu'il ressemblait à Jesus, elle voulait le prendre en photo, ça l'avait bien fait rire.

Si tu es vraiment mal, tu dois peut être, en effet consulter un psy, moi au tout début j'ai vu une psychologue, on a parlé, enfin surtout moi, mais je ne ressens pas le besoin d'y retourner; Elle m'avait un peu deboussolée par une une de ces réflexions; J'étais en vacances en Guadeloupe quand Arthur est mort. Par deux fois , elle m a dit," il a fait ça pendant que vous étiez là bas" sans explications, en repensant à cette conversation je me suis demandée pourquoi elle avait dit ça, cela voulait il dire qu'Arthur se sentait abandonné par moi, ou que justement c'est parce que j'étais loin et qu'il ne voulait pas que je le trouve (même s'il n'habitait pas chez moi). Aussi je ne retournerais pas la voir, elle ne m'a pas beaucoup éclairée, peut etre en attendais je trop d'elle.

Je ne peux pas te conseiller sur la facon de parler de votre fils en couple, chacun a sa propre douleur, et l'exprime de façon différente, c'est bien de l'écrire, sur un forum ou sur un autre support. J'ai un cahier sur lequel j'écris depuis le drame, je dis à Arthur combien je l'aime, tous les regrets sur ce que je ne lui ai pas dit ou mal dit, je lui demande pardon si je l'ai blessé parfois, combien il me manque. J'y glisse des poèmes, j'y mettrais des photos. Je n'y écris pas tous les jours, seulement quand j'en ai envie.
 Ne te retiens pas de pleurer, Ronald,  cela évacue la tension, même si c'est dans les bras de ton épouse.

Je vais bouger un peu, prendre l'air, vivre, que cette journée nous offre à toutes et à tous un peu de répit dans notre douleur, et ma pensée va vers tous nos enfants qui nous manquent tant.



muriel

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #45 le: mars 01, 2014, 02:24:43 pm »
Cher Ronald ,
Quand je vois un jeune garçon qui ressemble par son attitude , sa démarche à mon fils , je le regarde et j'ai envie de lui parler , de le toucher , de lui sourire . Il y a deux ans , j'ai suivi du regard un jeune qui de dos ressemblait à Sébastien , mon cœur s'est accéléré , mes jambes sont restées clouées au sol . Je le revois encore dans ma tête , il portait une casquette .
Quand je vois un jeune garçon ...je peux aussi vite détourner mon regard et vite partir , fuir ce que je ne peux pas voir .
Chère Sylvie ,
Une psy un jour m'a dit " Votre enfant ne vous appartient plus dès que vous le mettez au monde " " Dans certaines cultures la mort de l'enfant est vécue différemment " . Un autre jour , alors que je parlais de mon fils , de ma douleur ; " Nul n'est indispensable " A ma réaction violente elle me dit à la séance suivante " Vous pensiez que je parlais de Sébastien ? " ( oui connasse ) " Je parlais de vous " Je ne suis plus retournée la voir .
Les psy ne sont pas toujours , loin s'en faut , spécialisés dans l'accompagnement d'un parent qui a perdu son enfant et assènent trop tôt et trop vite des paroles récitées sans conscience de la porté des mots .
J'étais là Sylvie , cela n'a pas empêché le suicide de mon fils . Il aurait pu mettre fin à sa souffrance n'importe quand , il ne maîtrisait pas ce temps .
Mille bisous à vous tous et toutes .

thierry

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #46 le: mars 01, 2014, 09:18:32 pm »
bonsoir a toute et a ronald je ne viens pas souvent en se moment car je doit m occuper de mon autre fils quentin 25 ans pour qui c est tres dure d avoir perdu sons petit frere hugo il dit qu il va bien mais ils nous inquite moi et sa maman et nous avons du mal a l aider car nous allons pas très bien non plus .si vous avez des solutions miracle n hesiter pas .je pense a vous et a vos anges .jr t aime hugo et je pense a toi a chaque instant

ronald/fabrice

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #47 le: mars 02, 2014, 08:17:43 am »
Encore un dimanche sans toi !
Ces dimanches où tu remplissais ton sac de linge propres puis tu t'installer à nouveau sur le canapé
face à la TV et tu devenais mué, je me disais souvent, c'est le moment de demander comment tu vas ce matin.

Après cette question à laquelle tu répondais sans même quitter l'écran des yeux,
je ne savais comment continuer, tu disais que tout va bien mais tu ne voulais pas me regarder en face.
Tu ne me rejoignais plus à table depuis longtemps, pas même pour le petit déjeuner qui n'était pas bien long.

J'aurais du forcer un peu, ce n'est pas le silence qui nous aide à avancer dans la vie.

Cher Thierry,
veille à  dialoguer avec ton fils
c'est ce que je m'apprête à faire avec ma fille que j'attendais
qui chaque matin fais une injection d'insuline à son chat.

Je reviendrai plus tard
bises amicale à vous
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muriel

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #48 le: mars 03, 2014, 12:31:12 am »
Ce n'est pas facile de continuer , les mots manques ou peuvent sonner faux car inquiets , Ronald , nous avons craint d'envahir l'espace de notre enfant , de le " forcer " , de l'étouffé ? Alors on attend un moment où la communication verbale peut se faire , un peu comme si de rien n'était , on saisi l'occasion d'un échange et non d'un monologue qui , on le sens , pourrait déclencher le contraire de ce qu'on aurais voulu .
Parler , se taire ? Pas facile de jongler avec les attitudes et les mots .
Je t'embrasse .
Thierry , un petit conseil ? Veilles à ce que Quentin ne se sente pas autre , que sa personnalité soit à votre regard la même car votre regard envers lui est aussi son miroir . Veille à ce que le syndrome du survivant ne soit pas trop lourd . Je ne sais quoi dire de plus . Oui tu sais qu'il est orphelin de son frère .
Je t'embrasse .

Douces pensées , pour vous , votre famille et vos Anges .

thierry

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #49 le: mars 03, 2014, 03:16:39 pm »
merci muriel tu trouvre toujouts les bons mots pour nous reconfortè nous tous ici c est très dure pour quentin je ne sais pas comment faire il ne va plus voir de spy il dit qu il n en a pas besoin il ne travail pas et il est reparti vivre chez sa mère qui est très mal aussi tu sais de quoi je parle muriel j aimerai ecrire aussi bien que toi et te reconfortè aussi .je pense a vous tous ici et a vos anges tous parti trop tot .a bientot

muriel

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #50 le: mars 03, 2014, 05:28:38 pm »
Et si tu allais voir toi-même le psy de ton fils pour lui faire part de tes inquiétudes ? Vas-tu toujours au groupe de paroles et si oui ne pourrais-tu pas en parler à un des psychologue qui anime le groupe ?
Tu sais Thierry , on a tous les mêmes peurs .
Un jour , j'ai appelé " Ecoute famille " justement parce que je m'inquiétais pour ma fille . Tu y trouveras peut-être de l'aide .

Ange

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #51 le: mars 03, 2014, 08:53:04 pm »
Bonsoir Thierry,
Il n'est pas facile de gérer les enfants qu'il nous restent après un tel drame et comme le dit si justement Muriel, on a peur pour eux.
Alexis, le frère de Mathilde ne parle jamais d'elle. Il n'est pas venu à sa cérémonie ni à son enterrement. Pour tout dire, il a vu la tombe de sa soeur un an après et encore c'était pour me chercher quand j'ai moi même disparu 16heures dehors lorsque j'ai tenté de me suicider.
Je m'autorise à prononcer le prénom de Mathilde devant lui à présent même si je sais, car je le vois à son visage, que cela ne lui plait pas. Pourtant je ne peux pas et je ne veux pas ne plus en parler...elle sera  toujours ma petite fille et elle sera toujours sa sœur.
Alexis a vu mon psy juste le jour où Mathilde est morte, je l'ai emmené presque de force! Depuis plus rien, pas de médicaments  non plus et après avoir hésité à continuer ses études, il a fini par décider de continuer...et oui Thierry continuer à vivre dans son monde certes mais il est vivant lui.
Essais de laisser Quentin "avancer à son rythme ", il a besoin lui aussi de monter sa colère, son incompréhension, sa profonde détresse...car en plus d'avoir perdu son frère, "il a perdu ses parents". Je veux dire par là qu'il ne vous verra plus jamais comme avant même si "avec le temps" tu verras Thierry, tu te surprendras toi même à sourire à nouveau, à rire sans pour autant oublier Hugo.
Douces et tendres pensés pour tous. <3
Angélique,DEDE, Angel et enfin Ange...je suis la maman de Mathilde qui a eu 14 ans le 1er mai 2012 et s'est suicidée le 17 juin 2012

thierry

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #52 le: mars 04, 2014, 04:52:14 pm »
chères ange et muriel je vous remerci .le problème avec quentin c est qu il dit a tous le monde que ca va ,mais sa maman et moi savont que ce n et pas vrai car il pete souvent un plom avec sa mère et je sais qu il peut s enervè a cachè les choses chez sa maman ,je  suis allè un foi au groupe de parole avec quentin et sa maman moi cela m a mit très mal pendant quelques jours et quentin a dit a tous le monde que ca allait. IL VA AVOIR 25ans j aimerai qu il fasse sa vie mais il etait deja comme cela avant le drame et d ailleur hugo lui disait tous le temp de trouvè du travail mais c est pire maintenant .douces pensèes pour  mathide, sebastien karen ,fabrice et tous ces anges qui veille sur nous .je t aime hugo mon fils je pense a toi a tous moment sois en paix

ronald/fabrice

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #53 le: mars 05, 2014, 09:58:25 am »
Cher Thierr,

je comprends bien tes inquiétudes et celles de ton épouse,
c'est un peu le moteur d'une vie normale que d'avoir un emploi, se sentir utile, même si ce n'est qu'un sentiment.
Nous sommes tous dans l'engrenage d'un système qui nous culpabilise si nous ne trouvons pas
de quoi gagner notre vie, avoir un salaire et un rythme vie <<normale>>.

Nous sommes des victimes de l'information qui nous intoxique, les gouvernements font passer sur l'écran et aux journaux ce qu'ils souhaitent, les candidats aux élections nous trompent depuis trop longtemps et maitrisent parfaitement la manipulation du citoyen moyen "ouvriers et petits cadres".

Je m'arrête là parce que c'est de la politique, qu'elle n'a rien à faire ici, et que cela ne prendrait pas de fin si l'on se laissait aller à débattre sur le sujet, je n'aime pas du tout ce domaine.
Mais le mal commence ici, nous sommes mal dirigés depuis nos premières années scolaires, nos méthodes d'éducation et d'enseignement ne sont pas, ou plus adaptées, et depuis le cours préparatoire on nous fait miroiter des objectifs qui ne sont pas adaptés à chacun de nous, il est d'ailleurs inutile de vouloir fabriquer que des élites lorsqu'on a besoin de balayeurs ou personnels de soins corporel.

Nous sommes obligés de nous débrouiller dans un monde qui vise et met la barre trop haute
et le souci commence quand on doit entrer, faire les premiers pas dans notre vie professionnelle.
Parce que pour un salaire précis, nous devons être polyvalents.

Nos enfants, sont nombreux à chercher un emploi, par exemple les miens sont tous les trois en contrat CDI,
et pourtant deux d'entre eux  sont en pleine formation, l'une pour évoluer dans son domaine et avoir un salaire correspondant au travail qu'elle fait depuis longtemps déjà, mais pour lequel elle n'a pas encore le diplôme.

 L'autre pour changer de voie, parce qu'il gagne bien sa vie et voudrait conserver son salaire mais comme l'entreprise est en pleine restructuration et qu'il est cadre n'ayant pas les diplômes requis, il risque de perdre beaucoup, diminution du salaire qu'il ne peut actuellement pas justifier, peut-être même par licenciement injuste (méthode particulière pour dégoûter, harcèlement) afin qu'il quitte l'entreprise sans dédommagement.

Ils ont tous le bac et au moins un diplôme en entrant dans leur vie professionnelle,
mais aucun n'a trouvé dans ce qu'il avaient étudié, c'est déconcertant, être encouragé dans un projet dans lequel il n'y a absolument pas de débouché.
Si cela avait ete.un sur trois, mais non ! Le seul qui avait réussit dans son projet en a décide autrement après dix ans d'activité il a préféré quitter ce monde qu'il trouvait pourri, injuste et invivable.
Il n'a plus essayé, tout semblait bien au départ.

Il a fait ses preuves, a montré qu'il était capable à ses supérieurs et aimait son travail, il z vécu plusieurs années en couple avec sa compagne et tout d'un coup la séparation, il n'y avait pas d'enfants, ils voulaient en profiter tous les deux de leur vie de jeunes et ne pensaient qu'à s'amuser après le boulot.
Mais la séparation a été dure, et probablement le déclencheur de ce que nous savons aujourd'hui !

Quels conseils pourrait-on donner en sachant ce que l'on sait ?

Dire à son enfant "tant pis si l'école t'a mal aiguillé" prends le travail qui te convient le mieux même si ce n'est pas tout à fait ce que tu souhaitais, peut-être qu'avec le temps une occasion se présentera et tu pourras changer encore et puis, espérer que cela se passe bien, quoi qu'il arrive.

 Notre cadet qui est actuellement en formation n'ose même pas essayé ce qu'il avait voulu faire au début, il pense 'que son manque d'expérience va le désavantager et après ce qui vient de se passer avec son frère il ne souhaite pas travailler en ayant un contact permanent avec une clientèle.

Il faut toujours essayer de les encourager dans leur choix, jamais essayer d'imposer quelque chose.

Une pensée pleine d'espoir pour nos anges parti trop tôt
 Beaucoup de courage pour affronter cette journée qui laisse enfin un peu de place au soleil.

Bises amicale à toutes et tous
 ronal
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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #54 le: mars 09, 2014, 02:43:09 pm »
Voilà quelques minutes que les trois mois passés me semble déjà une éternité,
et d’un autre côté que cela date seulement d’il y a quelques minutes…
tu n’imagines pas à quel point tu nous manque.

Si tu avais imaginé
où en serions nous maintenant, je pense que tu es soulagé même si nous
nous continuons à souffrir.

Je t’embrasse mon fils

Une pensée à tous ceux qui sont avec toi
et à leurs parents.

Bises
ronald

 :'( et  :(
Parti sans le moindre mot !
J’aurais tant souhaité qu’on échangent plus, comme au temps, j'étais si fier de toi …
Je le suis toujours mais ne peux plus te le dire.
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thierry

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #55 le: mars 10, 2014, 04:35:13 pm »
BONJOUR ronald ,hugo 3mois cette nuit a venir ce qu il me semble une eternitè sans toi mon bonhomme ,et dire que je n ai que 48ans et que je peut etre ici encore longtemp sans te voir mon fils je t aime je t aime

ronald/fabrice

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #56 le: mars 10, 2014, 05:43:00 pm »
Oui Thierry,

lorsque j'écris ici, je pense chaque fois à Hugo et à d'autres aussi
mais ton fils en particulier puisque cela c'est passé qu'à quelques heures d’intervalle pour ainsi dire.

Cela me semble irréel, comme si plusieurs sur terre se donnaient rendez-vous,
et partent de la même manière avec ça.

Cela m'arrache le cœur, mais, si seulement tout ceci les aura soulagés et que cela n'aura pas été en vain pour eux,
c'est peut-être monstrueux de ma part d'écrire cela, cela me fait souffrir encore plus mais pourvu que lui
et les autres aient enfin toutes ces souffrances derrière eux.

Cela finira peut-être par me faire partir bien plus tôt que prévu
mais ce n'est que moi, moi je pense que j'ai assez vu ici bas, je ne trouve pas de consolation
même si quelques mots dans ce forum me font un peu de bien parfois, le restant du temps n'est qu'enfer !

Douces pensées à nos ange, à vous leur parents

bises à toi mon cher fils qui a choisi de partir si tôt !
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ronald/fabrice

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #57 le: mai 10, 2014, 05:06:22 am »
Dans quelques heures ça fera cinq mois que tu as pris cette décision,
ta mère et moi pensons de plus en plus à te rejoindre.

Chaque jour une bougie brûle à côté des deux seules photos de toi,
ton frère et tes soeures n'osent pas parler de toi, tu es en chacun de nous !
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ronald/fabrice

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #58 le: septembre 11, 2014, 05:17:25 am »
Neuf mois déjà que tu as pris cette décision
 neuf mois jour après jour les mêmes questions me brûlent l'esprit chaque instant.

 Ma culpabilité ne veut me quitter
 surtout après le récit que m'a confié un jeune ami
père de deux enfants dont une fille de seulement treize ans
 qui subitement en début d'année a tentée d'en finir.

 Pour la simple raison, que ses aimés grands parents ont quittés cette terre,
 elle ne voulait tout simplement pas revivre une pareille situation !

Que dire d'un raisonnement pareil ?

Réagir comme le père en disant que le monde est malade ?

Je suis désespéré de t'avoir perdu
 ton frère et tes deux soeurs ne te remplaceront jamais
 et je suis prisonnier entre vous, tout en me martelant mentalement que ma vie ne m'appartient pas...
 J'espérais secrètement une autre tournure il y a quelques semaines
 suite à cette difficile opération, mais cela c'est bien passé pour ceux qui tiennent à moi.

 Quelques regrets subsiste, de toute façon ce n'est pour moi qu'un sursis, un entre acte comme dans un film horrible
 parce que je ne vis plus, je suis un ambulant de la vie.

 Nous rions plus que rarement, tu es toujours entre nous, Invisible,
tu nous manque tellement, un océan de larmes pour toi seul a déjà coulé et cela ne te fera pas revenir.

Nous parlons de toi de temps en temps, mais notre esprit est tout le temps préoccupé par ton geste
et ta façon de nous avoir laissé sans rien, ou plutôt, si peu !
Une dernière photo avec l'air complètement effacé, déjà absent quelques mois avant l'acte !

Toutes larmes et reproches que nous nous faisons ne te feront revenir,
 tu ne parlais plus, tu souriais parfois en guise de réponse, plutôt rarement
 et tu n'étais plus toi même, mais personne ne pouvait te rendre à toi tel que tu avais été une fois.

Tu as déjà pris congé de nous bien avant que nous nous en rendions vraiment compte,
 et ma décision de vouloir te responsabiliser est venue bien trop tard.
 Ta décision était certainement prise alors, mais pour ne rien laisser paraître tu as préféré le "silence"
plutôt qu'une réponse que tu ne pouvais ou pensais pouvoir tenir.

Nous nous retrouverons, pas pour des reproches, non, ce serait inutile,
ce sera pour refermer ce maillon de chaîne qui s'est brisé un neuf décembre
et reformeront cette famille unie que nous étions toujours avant cette date.

 Tu le savais pourtant, à quel point l'unité créé la force mais tu t'es probablement laissé
 submerger par le doute et l'incertitude, un moment de faiblesse qu'il faut savoir pardonner
 tout en espérant avoir été pardonné pour quelconque erreur causé au cours d'une vie.

Je pense aussi à tous tes nouveaux amis et amies que tu as pu te faire maintenant,
je suis persuadé que tu fais comme lorsque tu étais parmi nous
 à toujours vouloir aider, loyalement, dans le droit chemin sans aucune injustice.

 Quand je pense à tout ces moments passés ensemble, en tête à tête bien avant que tu soi si perturbé
et que j'étais tellement fier de ce que tu étais devenu, je pensais toujours que tu ferais de grandes actions
 un jour, je crois que tu le fais maintenant que je ne peux les voir.

Porte toi bien
bises à toi et ceux qui t'entourent

maman se joindrais sûrement pour te souhaiter tous le bonheur si je lui avais dis que je t'écris quelques lignes.

papa qui t'aime.
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remi

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Re : Quinze jours avant ses 35 ans, il se pend !
« Réponse #59 le: octobre 09, 2014, 03:57:11 pm »
Bonjour Ronald / Fabrice,

Cela fait un moment que je ne suis pas venue sur le forum et je lis aujourd'hui votre témoignage qui me bouleverse.
J'ai eu la douleur, la souffrance de perdre mon frère Rémi en janvier 2011, il venait d'avoir 33 ans.

Comme vous, personne, ni sa famille, ni ses amis, ni ses collègues, personne, n'a rien vu venir ou n'a pas voulu voir car c'est trop difficile, c'est inimaginable de croire à cette issue fatale pour les êtres que l'on aime le plus au monde.

J'aurais tellement de choses à vous dire, que presque quatre ans après, je pense à lui chaque jour qui passe, que je n'ai pas vu, pas compris, pas dit les mots qu'il aurait fallu dire, que je ne lui ai pas assez dit que je l'aimais, que si j'avais été là.....que si j'avais téléphoné 15 minutes avant, que si j'avais été derrière la porte,...............toutes ces questions torturantes qui nous assaillent, nous hantent, nous empoisonnent.

Quelle(s) réponse(s) à leur acte ? pourquoi nous ? pourquoi lui ?

"Vivre, c'est lutter" disait Victor HUGO.    Je crois qu'ils ont lâché prise à un moment, que l'envie de vivre, de "se battre" les a quittés, insidieusement.

Je crois comprendre que vous avez d'autres enfants, je vous apporte mon témoignage car la souffrance de mes parents est une déchirure pour moi.
La fratrie souffre aussi de façon plus "silencieuse" mais doublement car s'ajoute à la peine terrible d'avoir perdu un frère ou une soeur, la peine de ses parents qui est une injustice, qui n'est pas dans l'ordre des choses, qui est inacceptable pour un enfant.

Je vais m'arrêter là car je pourrais écrire des pages entières sur ce sujet, sur nos douleurs communes, sur la révolte qui m'anime de voir des jeunes gens mourir, sur ce monde qui va trop vite et ne prend plus le temps d'écouter le mal être, le désenchantement de sa jeunesse.

Encore une fois, vos témoignages me bouleversent, notamment parcequ' ils font écho à la souffrance, à la culpabilité de mon père qui comme vous, a été pour son fils, un papa adorable, aimant, impliqué, souhaitant le meilleur pour ses enfants, alors où est sa/votre faute, où est son erreur ????

Courage à vous et à votre famille,

Bien à vous,

Virginie, soeur de Rémi.