Auteur Sujet: faut-il vraiment un titre ?  (Lu 1227 fois)

saturnin

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faut-il vraiment un titre ?
« le: mars 07, 2014, 12:11:56 am »
'jourd'hui c'est souvenir, mélancolie et tristesse !

Y a  des tiroirs pleins de larmes que parfois j'ouvre.

La théorie je la connais: "ça fait du bien de se rappeler !"

Et puis au final cette saloperie de flotte salée... elle veut pas couler !

Souvent nos pensées sont tellement mieux traduites par d'autres, qu'il est plus simple de les laisser parler.

Fabien Marsaud est un poète contemporain qui fait vibrer les mots.

La lumière qu'il dégage à chacune des lignes qu'il écrit me permet d'entrevoir une étincelle qui éclairera peut-être notre obscurité.


Un exemple qui me touche ? .... "nos absents" :

C'est pas vraiment des fantômes, mais leur absence est tellement forte,
qu'elle crée en nous une présence qui nous rend faible, nous supporte.
C'est ceux qu'on a aimé qui créaient un vide presque tangible, car l'amour qu'on leur donnait est orphelin, il cherche une cible.
Pour certains on le savait, on s'était préparé au pire, mais d'autres ont disparu d'un seul coup, sans prévenir.
On leur a pas dit au revoir, ils sont partis sans notre accord, car la mort a ses raisons que notre raison ignore.
Alors on s'est regroupé d'un réconfort utopiste.
A plusieurs on est plus fort mais on est pas moins triste.
C'est seul qu'on fait son deuil, car on est seul quand on ressent. On apprivoise la douleur et la présence de nos absents.
Nos absents sont toujours là, à l'esprit et dans nos souvenirs. Sur ce film de vacances, sur ces photos pleines de sourires.
Nos absents nous entourent et resteront à nos côtés, ils reprennent vie dans nos rêves, comme si de rien n'était.

On se rassure face à la souffrance qui nous serre le cou, en se disant que là où ils sont, ils ont sûrement moins mal que nous.

Alors on marche, on rit, on chante, mais leur ombre demeure, dans un coin de nos cerveaux, dans un coin de notre bonheur.
Nous on a des projets, on dessine nos lendemains. On décide du chemin, on regarde l'avenir entre nos mains.
Et au coeur de l'action, dans nos victoires ou nos enfers, on imagine de temps en temps que nos absents nous voient faire.
Chaque vie est un miracle, mais le final est enervant. J'me suis bien renseigné, on en sortira pas vivant.
Faut apprendre à l'accepter pour essayer de vieillir heureux, mais chaque année nos absents sont un peu plus nombreux.
Chaque nouvelle disparition transforme nos coeurs en dentelle, mais le temps passe et les douleurs vives deviennent pastelles. Ce temps qui pour une fois est un véritable allié. Chaque heure passée est une pommade, il en faudra des milliers.

Moi les morts, les disparus, je n'en parle pas beaucoup. Alors j'écris sur eux, je titille les sujets tabouts.
Ce grand mystère qui nous attend, notre ultime point commun à tous. Qui fait qu'on court après la vie, sachant que la mort est à nos trousses.
C'est pas vraiment des fantômes, mais leur absence est tellement forte, qu'elle crée en nous une présence qui nous rend faible, nous supporte.
C'est ceux qu'on a aimé qui créaient un vide presque infini, qu'inpirent des textes premier degré. Faut dire que la mort manque d'ironie
."

Enfin je sais pas... je sais plus ....
Fin 2013 j'ai dis adieu à une fille que j'aimais comme ma sœur... malgré le cumul, elles coulent toujours pas !