Auteur Sujet: MATHILDE VENAIS D'AVOIR 14 ANS LE 1er MAI  (Lu 220337 fois)

thierry

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Re : MATHILDE VENAIS D'AVOIR 14 ANS LE 1er MAI
« Réponse #720 le: mars 27, 2014, 06:32:45 pm »
BONJOUR ange ca fait plaisir de te lire.j espere que ca va pas trop mal moi c est pas terrible en ce moment deja et seulement 4moi bientot c est tres dure je pense tou le temp a hugo ,jme dit qu il va revenir et j espere .JE NE VIEN PLUS beaucoup ici mais je pense a vous tous qui etent dans le meme enfer que moi, je t aime mons fils tu me manque enormement .biz a toi ange et a mathilde ton petit ange

Ange

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Re : MATHILDE VENAIS D'AVOIR 14 ANS LE 1er MAI
« Réponse #721 le: avril 03, 2014, 06:07:54 pm »
Merci Thierry pour ta gentillesse envers moi et Mathilde, je ne viens pas très souvent non plus sur le Forum en ce moment mais je pense à vous toutes et tous, à vos enfants, les disparus et ceux qui restent.
Bientôt le 1er mai et ma fille aurait eu 16 ans, c'est ignoble, injuste et monstrueux.
Je t'embrasse mon cher Thierry ainsi que ton Ange Hugo
Angélique,DEDE, Angel et enfin Ange...je suis la maman de Mathilde qui a eu 14 ans le 1er mai 2012 et s'est suicidée le 17 juin 2012

Ange

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Re : MATHILDE VENAIS D'AVOIR 14 ANS LE 1er MAI
« Réponse #722 le: décembre 08, 2014, 05:01:52 pm »
Merci à Monsieur Sermonte pour ce joli poème, j'ai eu envie de vous le faire partager quelques jours avant ces horribles fêtes de Noël qui brise le coeur de trop de personnes sur terre.
Tendres pensées à toutes et tous. Angélique

Je t'aime ma fille, ma petite Mathilde. Ta mamounette




LES ENFANTS QUI PARTENT À L’AURORE

Les enfants qui partent à l’aurore où s’en vont-ils ?
A quel mystérieux appel n’ont pu résister leurs jeunes destinées ?
Qu’ont-ils fait de notre amour et de ses prières ?
La nuit illogique n’a pas laissé l’aube enfanter le jour.
Quelques pas à peine séparent parfois le berceau de l’abîme.
Le temps est court entre le sourire que l’on berçait encore hier et le ciel muré d’une tombe.
Le ruisseau ne saura rien de tout ce que lui promettaient ses rêves :
la caresse rude des rochers, les baisers des herbes et des feuilles, la course sur le torse des montagnes et sur le satin indolent des prairies.
Né à peine, l’océan l’a déjà englouti.
Les enfants qui partent à l’aurore nous laissent avec nos baisers éperdus et le poids de nos tendresses inutiles.
Ils nous laissent avec cet amour qui nous broie, qui traîne ses croix et ses remords.
Nos baisers perdus et nos regrets qui, eux, ne s’égarent jamais.
Et l’on nous dit : «La vie va comme elle va, nous devons aller avec elle».
Mais nous, avec l’obstination des pauvres gens qui n’entendent rien au fracas de leurs destins anéantis, nous nous demandons :
«Qu’importe le chemin qui mène jusqu’au soir si nous devons marcher sans notre enfant».
Celui qui vole nos enfants vole aussi la saveur des fruits du jardin de la terre, il vole l’espérance des étoiles et l’insouciance des heures.
Et il fait du ciel un marbre froid où glissent nos prières.
Nos prières, qui les entend ?
Qui les entendra jamais ?
Si le ciel entendait les prières d’une mère, le marbre se briserait et son enfant reviendrait.
Les enfants qui partent à l’aurore pleurent-ils en pensant à nous ?
Non, écoutez-moi, derrière le voile, les enfants sourient.
Ils n’ont plus peur, ils n’ont plus mal.
Ils ont laissé leurs larmes aux portes du ciel, ils les ont abandonnées sur nos jours.
Là-bas, les enfants ne savent que le rire.
Le rire des joueurs d’étoiles, funambules sur les arcs-en-ciel.
On ne pleure pas quand on joue sur les dunes de lumière qui ondoient jusqu’à l’infini.
Lorsque l’on sait que l’infini ne s’ouvre pas sur le néant mais sur d’autres horizons, un autre azur, d’autres chants, d’autres amours.
Le temps des anges est plus court que celui des humains, car les anges ne sont pas ici chez eux.
C’est la raison pour laquelle ils sont voyageurs d’aurore.
Quand tu franchiras le temps des larmes et de la révolte, tu entreras dans la clarté que cet ange t’a laissée et que tu ne vois pas encore.
Alors tu grandiras jusqu’à atteindre l’heure qui te conduira à lui.
Vos enfants sont heureux.
Ils jouent à la marelle sur les pavés du ciel, mais sur leur marelle il n’y a plus d’enfer.
Ils sont heureux.
Ils courent en riant sur le sable bleu mouvant du firmament.
Leur pas n’est pas indécis, ni leur vol hésitant au-dessus des fougueux océans, des torrents et des volcans.
Au-dessus de l’estuaire du temps où s’en vont nos destinées.
Vos enfants vous parlent.
Ne les entendez-vous pas ?
Ils vous disent : «Si tu m’aimes, ne doute pas que je vis encore.
Je suis vivant.
Ne sens-tu pas ma main qui caresse ton visage ?
Ne sens-tu pas le souffle de mes baisers sur tes cheveux ?
Il n’y a pas de tendresse inutile, aucun de tes baisers n’est perdu puisque je les cueille…
À présent, c’est moi qui veille sur toi.
La vie est un berceau et c’est nous, vos enfants de là-bas, qui nous
penchons sur vous.
Quand tu n’entendras plus ta détresse, c’est ma voix enfin que tu percevras».
Les enfants qui partent à l’aurore ne sont pas les enfants de la nuit.
Ils sont dans l’âme du jour.
Pour nous, les saisons s’enfuient et nous croyons qu’elles nous entraînent vers le soir, vers un horizon de pauvres espoirs.
Nous n’allons pas vers le soir mais vers l’aurore de nos enfants.
Ils nous attendent puisqu’ils ne nous ont jamais quittés.
Dans l’aurore de nos enfants, il y a notre propre éternité.
Angélique,DEDE, Angel et enfin Ange...je suis la maman de Mathilde qui a eu 14 ans le 1er mai 2012 et s'est suicidée le 17 juin 2012